Un élu FFS à l'APC d'Aokas (Béjaïa), M. Nordine Haddad, en l'occurrence, vient de claquer la porte de son parti, en guise de protestation contre la décision de la direction nationale de sa formation politique qui voulait le traduire devant la commission dite des conflits, en tant que cas disciplinaire. L'élu démissionnaire, qui qualifie cette instance nationale de disciple de “cour martiale”, au motif que les membres y siégeant ne sont autres que “ses adversaires politiques”, tient à dénoncer publiquement “la décision unilatérale des responsables de la section locale du FFS de recourir, une fois de plus, au blocage délibéré de l'APC d'Aokas”, gérée par la majorité RCD. Pour M. Haddad, la démarche de la section FFS d'Aokas est contraire aux règles de fonctionnement du parti, dès lors que la prise d'une telle décision aussi importante devrait faire l'objet d'un large débat au sein de l'assemblée générale des militants. “Je refuse de cautionner une telle dérive. Le prétexte fallacieux qu'on a avancé, à savoir l'inexistence d'une véritable politique de gestion au sein de l'APC, ne tient guère la route. Cela cache mal leurs desseins inavoués. Car, le vrai motif de leur agitation est la non-exécution d'un arrêté de démolition d'une clôture érigée par un investisseur local. Pourquoi tout cet acharnement sur cet industriel ?”, tempête-t-il. Rejetant la politique de blocage et de règlement de comptes, le désormais ex-élu du FFS se déclare “être engagé à accomplir dignement mon mandat d'élu du peuple, en restant au service de mes concitoyens qui m'ont élu. Il est donc de mon devoir de contribuer à toute initiative visant à développer notre chère ville d'Aokas”, conclut-il.