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Le véhicule neuf a sauvé sa peau en 2010 !
LA HAUSSE DES VENTES A SURPRIS TOUS LES PROFESSIONNELS DE L'AUTOMOBILE
Publié dans Liberté le 01 - 02 - 2011

L'année 2010 s'achève avec son lot de crises qui ont marqué tous les secteurs sans exclusif. Celui de l'automobile a connu la sienne. Le concessionnaire comme le consommateur ont senti cette secousse aux multiples répliques. Dans ce décor kafkaïen, le véhicule neuf devient matière à réfléchir. Surtout face à une crise qui ne dit pas son nom. Sans jeu de mots, l'Etat, régulateur du marché, comme les concessionnaires, garants du produit à vendre, doivent croiser leurs regards vers le client. À vitesse modérée bien sûr !
Le véhicule neuf a tendance à résister plutôt qu'à s'épanouir dans un environnement bourré de contraintes. Des artifices tantôt justifiés au nom du “patriotisme économique”, tantôt absolutistes au point où le consommateur en paie le prix cher. Le scénario catastrophe a été évité de justesse.
En plus de la rude concurrence sur le marché du neuf, l'année 2010 a été marquée par le retour en force du marché d'occasion. Le crédit à la consommation supprimé, l'imposition de la vignette sur le véhicule neuf (VN) à partir de son 30e jour de circulation, mais aussi la taxe VN, ont causé des dégâts collatéraux aux concessionnaires qui s'attendaient à tout sauf à des mesures supplémentaires qui se greffent aux multiples contraintes qu'a connues le marché depuis la promulgation de la loi de finances complémentaire (LFC-2009). Du coup, le véhicule neuf a sauvé sa peau de justesse et revient de loin malgré la chute sensible des ventes à l'approche de la fin de l'année. Il environnait les 15% et 17% de moins que l'année précédente, soit moins de près de 30 000 ventes et par segment. Et comme le souligne aussi bien l'adage populaire : “À quelque chose malheur est bon”, l'année 2010 est non seulement riche en enseignements, mais elle a démontré que, désormais, le client est roi. Il est vrai que la délocalisation de l'activité portuaire d'Alger vers Jijel et Mostaganem a été fatale pour les firmes présentes en Algérie, notamment en matière de surcoût que subit de plein fouet le consommateur de par la marge ajoutée au prix d'achat, d'une part, et l'investissement de plus que consent chaque concessionnaire pour sécuriser le convoyage de ses produits jusqu'aux dépôts, d'autre part. Mais la réalité est là pour interpeller les professionnels du secteur à fructifier cette activité dans l'esprit des lois du marché.
Surprise, les ventes en…
hausse à fin 2010 !
Les ventes 2010 de la grande majorité des concessionnaires et filiales montrent, en effet, et selon les chiffres avancés par l'Association algérienne des concessionnaires automobiles (AC2A), une progression par rapport à l'année 2009. Sur les 24 concessionnaires qui ont rendu publics leurs résultats commerciaux, d'autres n'ont pas encore communiqué leurs bilans, pas moins de 222 000 véhicules ont été mis en circulation durant 2010, contre 219 900 en 2009. Personne ne s'attendait à un tel chiffre, y compris les professionnels du secteur qui avaient prédit une chute brutale, notamment après la suppression du crédit automobile.
On citera, entre autres, Renault Algérie qui continue de dominer le marché avec 44 786 véhicules vendus (soit +15,55%) pour ainsi décrocher, pour la cinquième fois consécutive, la tête du classement en Algérie en devançant de loin son dauphin Hyundai avec ses 31 581 ventes. L'autre distinction de Renault est qu'elle a réussi à faire de la berline tricorp Symbol la voiture la plus vendue en 2010 en Algérie. Symbol a réussi le pari de séduire, à lui seul, 21 411 acheteurs.
Toujours au Top 3, et en seconde place, figure Hyundai Motor Algérie (HMA) qui totalise donc 31 581 ventes l'année dernière (soit +28,61%) grâce aux ventes de la petite citadine Atos (12 037 ventes) et la berline tricorp Accent (10 202 ventes). Ainsi la marque Hyundai se maintient à la place de dauphin, comme ce fut le cas en 2009 grâce à sa politique de marketing et son offensive commerciale. La troisième place revient à Peugeot Algérie avec 22 839 véhicules contre 22 604 en 2009. Peugeot Algérie a percé grâce notamment à la 207 (9 465 ventes) et l'utilitaire Partner (Nouveau et Origin) qui s'est bien vendu (5 051 unités écoulées). La marque au Lion sera plus offensive en 2011 et ça promet déjà ! Côté Diamal, Chevrolet s'est maintenue à la 4e place avec 19 810 voitures vendues en 2010, grâce notamment aux ventes de deux modèles, dont Aveo (4 et 5 portes), soit 14 022 unités, et la citadine Spark à hauteur de 5 789 unités. D'autres marques ont également montré le caractère de résistance et du retour des ventes, comme Toyota qui arrive en 5e place avec 19 453 ventes, Dacia avec 18 573 ventes, KIA avec 11 603 ventes, Volkswagen 10 108 ventes, Suzuki Elsecom 10 108 ventes et Nissan 9 429 ventes. Ces marques viennent alors compléter le podium des Top 10 des ventes automobiles en 2010. À observer le marché du véhicule neuf en 2010, on peut relever deux indices : l'évolution de la concurrence pour se placer au Top 5 par modèle, ensuite l'évolution de la concurrence pour se placer au hit-parade des 10 meilleures marques. Même si le taux de pénétration a chuté, même si les ventes ont légèrement repris, il reste que Renault Algérie maintient sa place au podium, Hyundai Motor Algérie (HMA) finit une année en beauté, et Peugeot Algérie, qui arrive en puissance. Ces trois concessionnaires ont, de par leur expérience et leur démarche dans le marché, marqué l'année 2010. Dacia, Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, Fiat, KIA, Chevrolet, Nissan, Toyota, Suzuki et autres marques installées dans notre pays, n'ont pas démérité, quand on sait que l'orientation du marché est également subordonnée à d'autres paramètres que seuls les professionnels détiennent.
Entre appels d'offres
et offensives “maison”
Les chiffres des ventes en baisse ou en hausse de certains concessionnaires témoignent encore que ce marché nécessite plus qu'une réorganisation de part et d'autre et des garanties à même de promettre une concurrence loyale, le maintien des dizaines de milliers de postes d'emplois directs et indirects, et une projection intelligible pour éviter les erreurs du passé. À commencer par la disponibilité immédiate de la pièce de rechange d'origine, le service après-vente (SAV), le respect des termes de garantie et l'investissement sur les assurances afin de fidéliser la clientèle. Autrement dit, mener un combat juste pour une cause juste. Et sur un chapitre précis, on ne peut que saluer les efforts de l'Association des concessionnaires automobiles (AC2A) qui lutte contre vents et marées pour protéger ce créneau, le développer et l'enrichir dans un proche avenir afin de voir, enfin, une voiture “made in Algeria”. Bien sûr, dans la transparence et loin de toute surenchère politique et/ou économique. Les chiffres, disponibles sur le site de l'organisation AC2A, démontrent, aujourd'hui, que l'impact de la LFC-2009 pourrait encore influer sur le marché à moyen terme si les concessionnaires ne prennent pas leurs dispositions. Pour preuve, le marché algérien est toujours classé en seconde position après celui de l'Afrique du Sud en matière de pénétration du véhicule neuf. Mais les mesures précitées ne sont pas les seules raisons du recul du marché. L'homologation des véhicules neufs vacille encore et les délais souhaités ne sont pas toujours respectés alors que les concessionnaires annoncent en grande pompe l'introduction de nouveaux modèles pour enrichir les versions et proposer au client des produits à la hauteur de ses exigences. Et, une fois encore, ce ne sont pas toujours les ventes aux particuliers qui ont sauvé la face, mais les appels d'offres qui ont sauvé la peau du véhicule neuf en Algérie. En attendant des offensives “maisons”…
La politique des prix : comment ouvrir les soupapes ?
Selon les bourses, tout le monde est servi en Algérie. Du simple citoyen qui se décarcasse pour un moyen de locomotion, jusqu'aux entreprises soucieuses d'améliorer leurs prestations de service, en passant par les administrations, la voiture est prisée en Algérie. La saturation, concept autrefois usité pour empêcher des jeunes de se “suicider” dans des projets mort-nés dans le cadre des micro-entreprises ou encore pour justifier le flux de voitures dans les grandes villes et, par ricochet “cacher” l'échec des plans de circulation, n'a jamais convaincu les Algériens de se passer de leur voiture. Impossible ! D'abord, la prestation du transport en commun qui laisse à désirer. Ensuite, la mauvaise carte de transport, ajouté à l'intimité des personnes, un autre concept qui tient tête à la saturation. D'autres éléments intrinsèques et extrinsèques, parfois injustifiés, mais visiblement convaincants, démontrent que l'Algérien a réellement besoin de “son” moyen de locomotion. Les ballons sonde, comme “ville sans voiture” ou encore “covoiturage” ne peuvent faire épreuve chez nous. D'où l'appétit de certains concessionnaires qui ont “compris” que la règle du marché est là pour mettre le paquet et mettre aussi le prix. Mais à quel prix ! Raison pour laquelle les Algériens aimeraient voir la même pratique des prix affichés dans les publicités à l'étranger et, du coup, réduire la facture. Publicité mensongère ? Pas systématique. Cette philosophie, les Algériens l'ont compris. La vox populi ne cesse de révéler que “la voiture est chère en Algérie”. D'ailleurs, à voir les ventes, de deux choses l'une, ou le client mise sur le véhicule accessible, donc issu du milieu de la “petite” bourse, ou miser sur de grosses cylindrées ou des familiales, donc issu de la “moyenne” et “grande bourse”. Mais combien de fois les professionnels de l'automobile ont posé cette question et la réponse reste la même, c'est-à-dire : “Nous allons réfléchir !” C'est que la lecture de l'année 2010 donne matière à réfléchir. Et le premier investissement réside dans l'humain, l'organisation, l'offensive en matière de marketing et de communication, les test-drive, les rabais sur les contrats des assurances faits sur le lieu de vente, le respect des termes de la commande et de garantie, la commodité dans les SAV et l'assistance automobile. Et tout l'investissement est là. Mais de l'autre côté de l'administration, les pouvoirs publics doivent ouvrir les soupapes. Car, au marché du véhicule neuf, ça respire mal. Parfois, très mal…


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