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Les ménages, d'une saignée à une autre
Face aux dépenses de l'aïd et de la rentrée
Publié dans Liberté le 24 - 08 - 2011

Les familles se préparent à accueillir l'Aïd el-Fitr mais aussi la rentrée scolaire. Les dépenses n'en finissent pas. Les commerçants se frottent les mains. Ils vont encore rafler la mise.
À une semaine de la fête de l'Aïd et à vingt jours de la rentrée scolaire, les Algériens se ruent sur les étals des magasins. “Dans certains magasins, on parle déjà de rupture de stock. Même la friperie est convoitée. Les sorties nocturnes donnent le vertige quand on voit ce qui se passe dans les boutiques. Les gens pourvoient à tout. Des articles scolaires aux vêtements pour l'Aïd, la facture est salée”, s'exclame Saïd, père de deux enfants de bas âge. Son complice, Hachemi est sceptique. “Je vais faire des achats moi aussi. Chaque chose en son temps. Les commerçants profitent de ce rush et exploitent la situation pour fourguer n'importe quoi. Il faut voir pour croire. On dirait que quelqu'un a mis le feu sur les tarifs.”
Cette année, la tendance s'est aggravée. Pour habiller un enfant de trois ans, un parent devra débourser une bagatelle de 8 000 à 12 000 dinars pour un produit de qualité, entre chaussures, pantalon et un polo en coton. La moyenne de dépense oscille entre 5 000 et 8 000 DA sur les mêmes articles alors que la dernière catégorie de dépenses varie de 3 000 à 5 000 dinars. Cela va sans dire que l'autre fourchette, celle des plus démunis ou des endettés, se situerait entre 1 000 et 2 000 dinars sur des produits de friperie de Chine.
Le produit turc, selon les magasins, les rayons ou encore le quartier fait fureur. Mais là, nous explique un client rencontré à Draria, il y a arnaque sur le produit turc. Parfois, les commerçants collent des étiquettes sur des vêtements pour falsifier leur origine.
C'est un procédé connu. Mais cette année, la chose s'est sensiblement accrue avec les prix onéreux qu'on nous propose. Ils mettent les familles devant le fait accompli. Ces familles, une fois devant la caisse, tombent des nues. Car, quel que soit les calculs effectués sur les produits alignés aux prix réduits, le commerçant réserve toujours sa surprise. Et souvent, la mauvaise surprise.
Dans un magasin situé à la sortie d'El-Biar, une sexagénaire s'est contentée d'acheter à ses trois petites filles des robes en leur promettant des souliers à la rentrée scolaire.
Un autre client, au profil sarcastique, s'est accroché avec une caissière à Bab El-Oued. “Comment osez-vous me tromper ? Refaites les calculs”, lui a-t-il lancé devant tout le monde. La préposée à la caisse obéit au vœu et trouve la même ardoise : 12 articles achetés pour 13 500 dinars. Le client qui n'a pas accepté la chose lui jette le sac à la figure et quitte la boutique. Un vrai cirque.
À Baba Hassan, un autre père de famille, universitaire de son état, avoue avoir éviter de faire les achats à Alger. “J'ai fais mes achats à Blida. C'est les mêmes prix. Sauf qu'à Blida, il y a moins de pression et moins de monde dans certains magasins. Mais côté tarifs, on dirait que les commerçants ont convenu d'un standard.”
Et ce n'est pas fini ! Le désarroi des parents et des enfants continue. Car la fin du Ramadhan coïncide à dix jours près avec la rentrée des classes. Là aussi, les prix sont inabordables. Pour les produits d'importation, les choses sont plus dures. Au bas mot, le coût d'un cartable et des dotations pour un élève de première année primaire revient en moyenne à 4 500 et 6 000 dinars. Pour un collégien de première année moyenne, l'ardoise se situerait entre 5 000 et 7 000 dinars alors que pour un lycéen de première année secondaire les achats s'élèvent à 7 500 et 10 000 dinars, selon la qualité des produits.
Autrement dit, les familles nombreuses devront non seulement serrer la ceinture, mais faire de la gymnastique pour subvenir aux besoins de leur progéniture. Et une fois dans les classes, les parents devront faire face aux frais des livres et autres articles non prévus dans la nomenclature de routine.
Sans compter les caprices des enfants qui exigent des fournitures scolaires “high class”, les parents devront alors se préparer pour frôler la dèche. À voir l'effervescence dans les magasins, on a la nette impression que les Algériens achètent tout et à n'importe quel prix. Par fierté ou par comparaison au cousin ou au voisin, ils mettent le paquet sans le moindre regret. Quitte à s'endetter.


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