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Confessions d'un orphelin 25eme partie
Publié dans Liberté le 17 - 12 - 2011

RESUME : Hadja Sadia disparaît en offrant à Karim le cadeau de la célébrité, en lui présentant un producteur français qui l'aida à se faire un nom dans les pays francophones. Il apprend le métier d'acteur : il pleure en pensant à la mort de sa mère, ou de Hadja Sadia. Il rit en se souvenant des amis de son frère… mais l'amour, il n'y arrive guère. Il pense alors à Donya. Cinq années sont passées, Karim revient à Alger. La maison de son père est vide et close…
Je vais rendre visite à mon frère au tribunal, il est devenu avocat comme promis et aspire à devenir juge ; quand il m'aperçoit, lunettes de soleil et chapeau afin de passer inaperçu, dans sa robe noire d'homme de loi, il stoppe une conversation avec ses confrères et lâche sa mallette pour me courir après comme un gosse et me vanner :
- Voilà la star, mon frère se pavane comme un roi et vient me voir après tout ce temps, comme si de rien n'était !
Je lui demande d'arrêter de me charrier, et je constate que ses collègues étaient aussi fous que lui, et ils demandèrent que je leur signe des autographes pour leur entourage, ce que je fais. Mais je ne m'attarde pas et m'en vais en voiture, accompagné de mon frère qui m'emmène dans sa maison, qui, avec stupeur, n'était autre que la maison de notre enfance. Je lui demande alors où est passé notre père, sa femme et leur fils. Il me raconte :
- Papa a pris sa retraite, mais sa misérable paye ne suffit plus pour rembourser ses dettes, il a voulu vendre la maison, mais le notaire vint me prévenir, car, en fait, maman nous avait fait héritiers de la demeure équitablement et nous léguait une modeste fortune dans un compte qu'elle gardait secret, dont on ne devait bénéficier qu'après avoir dépassé chacun vingt ans. Papa était en colère de savoir qu'il était sur la paille et qu'il ne possédait en fait rien. J'ai voulu garder la maison et me suis occupé d'envoyer notre père et sa famille vivre dans une petite maisonnette que je leur ai achetée en mon nom, car ils se querellaient souvent avec nos grands-parents. Comme ça, la “baleine” devra être gentille sinon je la jette aux requins, elle et son petit teigneux.
Stupéfait, je n'ai pas de mot à ajouter, je reste coi, et en arrivant à la maison, mon frère avait pris le soin de changer le décor, c'était convivial et chaleureux et il a même sorti toutes nos photos de famille et les a accrochées aux murs.
Il me donne l'enveloppe contenant la lettre de maman en tremblant, et me divulgue :
- Je ne voulais pas l'ouvrir, j'attendais que tu reviennes pour que j'aie le courage d'entendre ce qu'elle a à nous dire.
J'ouvris l'enveloppe délicatement et pris la lettre doucement, et commence à lire : “Mes chers enfants… à l'heure où vous lisez cette lettre, je ne suis plus de ce monde. Je suis atteinte d'une maladie incurable. J'ai essayé de me battre pour la vaincre, mais je n'ai pas pu. J'ai dit à votre père de mentir à notre entourage, et surtout à vous. En fait, j'ai découvert que j'étais malade après la naissance de Karim. J'avais si peur ! J'ai surmonté ma crainte, mais des années plus tard je découvris que le mal était de retour. J'ai pris une décision à contre-cœur, je souhaite que vous me pardonneriez : j'ai décidé d'être froide avec vous, ne pas vous donner cet amour maternel qui vous est dû, j'ai essayé de me faire haïr, car je ne voulais pas que vous vous attachiez à moi et que vous perdiez foi en Dieu ou que vous ruiniez votre existence par ma faute. Je pleurais le soir, en retenant mes bras de vous serrer fort contre mon cœur…”
Je ne peux plus continuer à lire. Les larmes coulent en cascade, je demande à mon frère, qui était plus déboussolé que moi, de continuer à ma place, ce qu'il fit d'une voix tremblante : “… Quand vous étiez malades, je venais vous voir tard le soir pour voir si vous alliez bien, je me retenais de m'asseoir à vos côtés et ça me tuait. Je criais sur vous pour paraître dure, mais quand vous partiez en colère, je m'effondrais en sanglots, j'espère que vous me pardonnerez, j'ai été une mauvaise mère…”
Mon frère me regarde les yeux emplis de regrets et d'affliction :
- Notre mère était parfaite… Elle voulait nous protéger, nous préparer pour après sa mort, elle n'a cherché qu'à nous voir épanouis en se privant de son propre bonheur ! Il n'y a rien à lui pardonner, puisqu'il n'y a rien à se faire pardonner… C'est à moi d'implorer son pardon ! J'ai crié sur elle… je lui ai dit des atrocités…
Je retiens Khalil et lui affirme :
- On ne savait pas ce qu'on faisait ! Tu n'as rien à te reprocher ! Tu étais comme moi, aveuglé par la haine, et l'emprisonnement te rendait acerbe.
Je lui retire la lettre des mains quand il s'effondre sur le canapé, anéanti, puis je continue de lire en m'asseyant à ses côtés, car mes jambes allaient me lâcher : “…Je sais que je vous ai privés de votre famille, j'ai demandé qu'on ne voie personne. Je vous ai gardés rien que pour moi, et vous interdisais de voir votre tante Farah, à qui je vous implore de lui transmettre mes salutations, et je lui demande de me pardonner pour l'avoir privée de son frère et de ses neveux. Je crois que j'étais jalouse d'elle… Quand mon enfant, mon petit Karim est né, elle est venue à l'hôpital nous rendre visite. Quand elle t'a pris Karim dans ses bras, tu n'as plus voulu la lâcher, tu étais collé à son foulard, et tu pleurais quand je t'ai arraché de ses mains. J'étais si effrayée que tu ne m'aimes pas Karim, alors je n'ai permis à personne de te toucher ! Je n'ai plus revu ta tante depuis ce jour.”
(À suivre)
H. B.


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