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Azad 45e partie
Publié dans Liberté le 23 - 04 - 2013

RésumE : Hadjira raconte sa vie à Azad. Son enfance et son adolescence, elle les a passées dans sa famille où elle était heureuse et comblée. Elle aimait son métier d'enseignante, et en particulier la matière qu'elle enseignait. Cependant quelques chose avait freiné son enthousiasme... En dehors de la demande en mariage qu'elle venait de recevoir, il y avait une autre aventure.
Elle s'humecte les lèvres avant de
répondre :
- Alors que je commençais à me sentir adulte dans ma peau au début de ma carrière, j'ai connu un homme. Il était comme moi, professeur dans un lycée, jeune, ambitieux, et très respectueux. Sous ses airs d'intellectuel, il savait prendre un air doux et attirant, qui me faisait trembler chaque fois que je le voyais. Alors, du jour au lendemain, je me suis retrouvée prisonnière de son regard, et son esclave soumise. Je ne voyais que lui... rien que lui. J'étais prête à tous les sacrifices pour le satisfaire. Lorsqu'il me proposa le mariage, j'en fus si heureuse que je ne tenais plus en place. Il vint demander ma main, et je crus que j'étais la plus heureuse femme au monde. Mais mes parents refusèrent ! Elle s'arrête et ferme les yeux un moment. Azad attendit... Le souvenir semblait remonter des fins fonds d'elle-même et il comprenait son désarroi.
Elle rouvrit les yeux et déglutit avant de poursuivre :
- J'avais du mal à comprendre ce refus inopiné. Pour moi, c'est l'homme de mon choix qui devrait faire mon bonheur. Pourquoi s'opposait-on à mes décisions ? Je ne savais plus quoi faire devant la réponse inattendue de mon père, qui ne prit même pas la peine d'argumenter son refus.
J'étais effondrée devant son attitude. Mon prétendant, ne s'attendant pas également à la froideur de l'accueil, se leva pour quitter les lieux sans demander son reste.
Je courus derrière lui pour le retenir, mais mon frère aîné me retint :
“Ce n'est pas l'homme qu'il te faut... Ne sois donc pas têtue. Respecte la décision de ton père", me dit-il .
Je ne pouvais me rallier à leur cause. J'étais anéantie. Le soir même, je pris la décision de quitter la maison, mes parents, et toute la famille.
Au petit matin, n'écoutant que mon cœur, je pris quelques affaires et, sans avertir qui que ce soit, je pris la décision de louer une chambre d'hôtel.
On vint chercher après moi au bout de deux jours. A l'école, on leur dit que j'avais décidé de changer d'établissement, et qu'en attendant, j'avais pris quelques jours de congé.
Mes parents tentèrent de me retrouver. Je tins bon... Je ne voulais donner aucun signe de vie. Une fois ma situation plus stable, je repris contact avec mon prétendant. Je lui raconte ma fugue et mon éloignement de la famille. Il en sera touché... enfin, c'est ce que j'ai cru. Je recommençais à le rencontrer, et nous nous retrouvions presque tous les jours pour déjeuner.
Je lui demandais d'officialiser notre union. J'étais prête à oublier le monde entier pour lui. Il me répondit qu'il y avait pensé, mais qu'il y avait ce problème de mes parents...
Je me mets à réfléchir à notre situation. C'était vrai. Sans la présence de nos parents respectifs, on ne pouvait pas établir un acte de mariage !
Une de mes amies, qui était au courant de notre cas, nous parle du mariage religieux. Il fallait juste trouver les témoins qui doivent nous représenter.
Aussitôt dit, aussitôt fait. J'étais aux anges... Aux anges...
Enfin je touchais à mon bonheur. J'étais devenue la femme légitime de l'homme que j'aimais.
Nous louons un appartement dans un quartier non loin de notre lycée, et nos jours s'écoulèrent clairs comme de l'eau de source. Jusqu'au jour où...
Hadjira se tut. Elle n'arrivait pas à retrouver son souffle, et, de nouveau, les larmes sillonnèrent son visage.
Azad lui prit la main et la retiet dans la sienne :
- Courage... Il faut que tu parles... Il faut que tu fasses sortir le poison qui est en toi. Que s'est-il donc passé ? Qu'as-tu découvert chez cet homme ? Allez, raconte. Je suis là pour t'écouter. Tu n'as pas à avoir peur. Je... je suis là... près de toi, Hadjira.
Elle serre sa main, et Azad l'encourage d'un signe de la tête à continuer son récit.
- Je suis tombée enceinte.
- Oui... continue.
- Heu... je... je ne m'attendais pas à cette grossesse aussi rapidement. Comme j'étais encore en froid avec ma famille, je voulais d'abord me stabiliser avant de me lancer dans l'aventure de la maternité. Mais c'était fait... J'attendais un enfant... Je cru qu'en annonçant cette bonne nouvelle à mon mari, il en serait heureux, et effacerait tous mes doutes. Mais ce ne fut pas le cas. Lorsqu'il apprit qu'il allait être père, mon cher homme pique une crise de nerfs... Non... Il ne voulait pas d'enfants... Ce n'était pas le moment... Il y avait plein de choses à régler avant de penser à avoir un enfant... J'étais d'accord là-dessus, mais on n'y pouvait rien, rétorquais-je. Dieu nous offrait le plus beau cadeau que tout humain normalement constitué pouvait espérer. Non ! Il ne voulait pas de ce cadeau, me lance-t-il avec un air que je ne lui connaissais pas encore. Il cria et tapa du poing plusieurs fois sur la table, me bouda durant des heures, avant de me proposer de me faire avorter. Il m'assura qu'il connaissait une ancienne infirmière qui allait me débarrasser de “ça" en une seconde.
(À suivre)
Y. H.
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