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“La bataille n'est pas finie”
Yazid Zerhouni à propos de la lutte contre le terrorisme
Publié dans Liberté le 05 - 10 - 2004

Pour le ministre de l'Intérieur, le maintien de l'état d'urgence se justifie par la situation sécuritaire.
Invité de l'émission Questions de l'heure, diffusée, hier, sur les ondes de la Chaîne III, Yazid Zerhouni, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, a donné le bilan de l'accrochage, avant-hier, à Belcourt, entre les forces de l'ordre et un groupe terroriste. “C'est un groupe de 2 éléments signalés à la police par des citoyens. Je rends hommage au sens civique de la population. Ce groupe est poursuivi depuis l'affaire de Bordj El-Kiffan. Pour ce qui est du bilan, 2 terroristes ont été abattus et 12 policiers blessés dont 2 plus au moins grièvement. J'ai leur ai rendu visite, leur moral est au beau fixe”, affirme Zerhouni.
Parlant du dispositif sécuritaire qui sera mis en place en ce mois de ramadan, Zerhouni a d'abord rappelé que les mois de jeûne des deux dernières années sont passés dans la joie et la festivité. Pour cette année, il s'est montré optimiste mais vigilant. Il a laissé entendre que le ramadan prochain ne sera pas trop perturbé sans pour autant écarter, tout à fait, l'éventualité d'un attentat. “Dans la ville, il est très facile de fomenter un attentat à la bombe. Mais ce ne sera pas quelque chose qui renversera la tendance lourde”, suppute-t-il. Pour ce qui est de l'identité des groupes terroristes activant dans plusieurs poches au niveau national, Zerhouni a indiqué : “Pour les services de sécurité, la majeure partie de ces groupes se rattachent au GSPC. Certains d'entre eux ne le sont pas. Dire que c'est un mouvement unifié, il ne l'est pas. Mais, ils ont des contacts entre eux. Ils sont dans une situation difficile car sur le plan logistique, ils sont isolés”.
Parlant de la criminalité ordinaire, Zerhouni a indirectement reconnu que l'efficacité de l'intervention des services de police affectés à cette tâche n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière. “Il faut mettre des moyens (encadrement, équipement…) pour combattre la criminalité ordinaire. Notre programme en la matière prendra au minimum 5 ans pour atteindre toute son efficacité. Nous aurons à établir deux cartes : l'une a trait à la criminalité et l'autre à l'effectif de la police et de la gendarmerie”. Agacé par une question d'un journaliste qui l'a interpellé sur le peu de protection dont est entouré le citoyen, Zerhouni rétorque sèchement : “L'Etat défend très bien ses citoyens. Mais, il a aussi ses priorités. Notre objectif primordial est d'en finir avec le terrorisme. Sachez que nos policiers engagés dans la lutte antiterroriste sont parmi les plus professionnels au monde”. Cela étant dit, il a soutenu qu'il y a une baisse de la criminalité ordinaire.
“L'état d'urgence doit être maintenu”
La sempiternelle question de l'état d'urgence est aussi abordée par le ministre de l'Intérieur. Justifiant son maintien, ce dernier a avancé deux arguments : la bataille contre le terrorisme est gagnée mais pas terminée ; le dispositif a conféré une meilleure efficacité et coordination entre les différents corps de sécurité (armée, gendarmerie, police, garde communale…). Pour lui, ce dispositif n'est en rien restrictif des libertés publiques. “Aucune décision liée aux libertés n'est prise en se référant à ce dispositif. La seule décision restrictive est cette histoire d'interdiction de manifestations publiques. Mais, elle était intervenue après la marche du 14 juin. Et si nous n'avons pas accordé des autorisations, c'est parce que ceux qui en avaient formulé les demandes ont souvent refusé d'assumer la responsabilité quant aux dérapages qui en découleraient”. Interrogé sur ses récentes déclarations sur le maintien de l'ordre public, Yazid Zerhouni a nié avoir dit qu'“il faut réprimer”. “Nous appliquerons la loi qui est notre force. Quelqu'un qui coupe la route ou qui s'attaque à l'APC est passible d'une sanction selon le code pénal”, affirme-t-il. Revenant sur le dossier des partis non agréés, Yazid Zerhouni s'est dit ne pas “être contre la création d'autres formations politiques mais dans le cadre de la réglementation”, avant de faire cette observation : “De nouvelles formations favoriseront plutôt l'émiettement de la classe politique”.
En outre, le ministre de l'Intérieur est revenu sur le dernier mouvement des walis en niant qu'il revêt un caractère de “sanction politique” contre les walis qui n'auraient pas prêté allégeance à Bouteflika. “Tous les walis sont toujours en place, soit en tant que walis, chefs de daïra, ou secrétaires généraux. La quasi-totalité d'entre eux ont accompli leur programme de développement local. Il est vrai que dans ce mouvement, on a tenu compte des résultats de chacun. Mais globalement, les walis ont été tous à la hauteur des défis.
C'est un mouvement normal visant la stabilisation de l'administration mais pas sa sclérose. Le principe qui l'a sous-tendu est que l'agent d'autorité ne doit pas s'éterniser dans un poste de responsabilité”. Si le rendement des walis est à ce point positif pourquoi tant d'émeutes et de manifestations dans plusieurs wilayas ? Réponse de Zerhouni : “Nous n'avons pas dit que nous avons résolu tous les problèmes. Mais, il faut reconnaître que nous avons apporté des réponses concrètes à des problèmes réels (logement, eau, scolarisation…)”.
La réforme de l'administration locale a été aussi évoquée par le ministre de l'Intérieur. Il a même parlé d'“une révolution silencieuse profonde qui est en train de s'accomplir”. Des indices ?
Le ministre de l'Intérieur a cité les 375 maires traduits devant la justice, le fait que 60% des élus ont un niveau universitaire, le non-rejet de la transparence par ces derniers… “L'administration locale a besoin d'un réforme profonde engagée lors du premier mandat du président. Et le vote massif en sa faveur le 8 avril est une sanction positive de ce qu'on a entrepris pour aller encore de l'avant”, soutient-il. Il a plaidé pour l'ouverture de l'administration à la société civile et au citoyen.
Mais Zerhouni accorde une plus grande importance à la réforme financière et de la fiscalité locale. Pour lui, les APC doivent être responsables du recouvrement de certains impôts et jouir de la liberté et de l'autonomie de son utilisation mais sous l'encadrement de la tutelle. Il a parlé de l'ouverture d'une école supérieure des cadres, de la création de 5 centres de formation d'ingénieurs d'infrastructures.
Le code communal est inscrit au programme
Abordant le problème du blocage de certaines APC, Zerhouni a indiqué : “Il y a 45 à 60 APC bloquées sur les 1 500, suite à des retraits de confiance. Dans la majorité des cas, il s'agit de problèmes d'intérêt personnels entre les élus. Donc, on ne peut pas faire une affaire d'Etat. Je ne préfère pas recourir à la solution extrême c'est-à-dire leur dissolution. Les élections c'est dans 2 ans et demi à peine. Donc, nous préférons faire appel à la sagesse puisque l'essentiel, c'est-à-dire l'adoption du budget est sauf”.
Sans donner de date quant à son étude, Yazid Zerhouni a révélé que le code communal et de wilaya est dans l'agenda du gouvernement d'Ahmed Ouyahia. Un code qui précise les attributions de l'élu, qui prend en charge la situation de blocage des APC née du multipartisme, celui de la responsabilité du maire dans les constructions illicites, etc. Sur ce dernier point, Zerhouni a indiqué qu'un maire qui n'est plus en fonction et qui a passé outre l'avis technique quant à une quelconque construction est pénalement comptable. Dans la seule capitale, il y a environ 60 000 constructions illicites.
A. C.


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