Au grand soulagement des autorités locales de Laghouat et des citoyens, le ministère de l'Environnement a décidé de s'attaquer, de manière radicale, aux problèmes des huiles Askarel qui peuvent s'avérer très dangereuses pour l'environnement et pour la santé de l'homme en cas d'incendie ou de défaut électrique interne de quelque appareil. D'où d'ailleurs la pertinence d'une première opération d'éradication de 500 transformateurs confiés à la société Cofal pour un marché d'une valeur de 600 millions de dinars. Dans un premier temps, cette entreprise française prendra en charge les 184 transformateurs se trouvant sur le site de Nili (à 55 km de Laghouat), qui contiennent 280 tonnes de cette huile et les 1 553 fûts de terre contaminée en plus de la formation du personnel algérien qui travaille actuellement aux côtés des ingénieurs de la Cofal. L'entreprise en question devra ainsi procéder à la vidange des transformateurs et au conditionnement de l'ensemble des huiles dans des fûts avant de les transporter vers la France, via la mer, pour les détruire définitivement. Une séance de simulation a été organisée, à l'occasion, en présence de Chérif Rahmani, ministre de l'Environnement, qui a tenu à s'enquérir personnellement du lancement de cette opération d'envergure et très significative pour notre environnement. L'Algérie a interdit depuis 1987 par le biais d'un décret toute utilisation des huiles à base de PCB en définissant les conditions de leur stockage, en attendant leur élimination. Aujourd'hui, le département de Chérif Rahmani se trouve en phase de gérer un nombre important de déchets générés par les entreprises et les administrations, soit 6 770 appareils (transformateurs, condensateurs et disjoncteurs) et 2 994 tonnes d'huiles. Le programme d'élimination se fera d'ailleurs en trois phases définies après celle menée par la Cofal qui ne s'achèvera qu'à la fin 2005. La priorité des priorités a été axée sur les établissements scolaires et ceux de la santé, ainsi que les services administratifs, les établissements culturels et touristiques, les infrastructures hydrauliques, etc. N. S.