Fawzi Berkati, le P-DG de Tchin-lait Candia, invité, lundi dernier, au forum de Liberté a tenu à mettre en exergue les dysfonctionnements de la filière laitière locale, accusée d'être onéreuse. « Le lait produit en Algérie coûte aussi cher qu'un litre de lait de poudre importé de l'étranger. Ce que je trouve anormal. Il faut que ce que nous produisons en Algérie nous revienne moins cher que ce que nous importons », avait-il indiqué. Pour y remédier, il a appelé à la culture de l'alimentation de la vache en Algérie. « Il faut aussi permettre aux producteurs de laiterie d'avoir des espaces. Aujourd'hui je dirais que 80 % de l'alimentation donnée aux vaches est importée», a-t-il ajouté. La filière laitière est effectivement l'un des axes importants de l'importation algérienne. Les chiffres sont d'ailleurs édifiants. Ainsi la poudre de lait écrémé est parmi les principales importations. Selon l'Observatoire algérien des filières agricoles et agroalimentaires (ONFAA), l'Algérie est le troisième importateur mondial. En ce qui concerne la poudre de lait entier le classement est encore « meilleur », à la seconde place. En dollars, selon les douanes algériennes, ça donnerait 463,71 millions, durant le premier trimestre 2014, contre 325,41 millions à la même période de l'année écoulée, soit une hausse de 42,50%. En 2013 déjà, les importations de la poudre de lait ont atteint 83.883 tonnes les trois premiers mois de 2013, soit 314,8 millions de dollars, contre 68.252 tonnes. Selon un rapport, publié le 11 juin 2014, par Global Agricultural Information Network, l'Algérie ne produit actuellement qu'environ 3 millions de tonnes de lait frais dont 70 % est celui des vaches, les 30 pour cent restants provenant des brebis , des chèvres et des chamelles. Imène AMOKRANE @ImeneAmokrane