Les relations algéro-américaines ont poursuivi leur dynamique de consolidation et de rapprochement durant l'année 2004 qui a encore été marquée par une densité des contacts entre les responsables des deux pays et par l'extension des relations dans les domaines politique et économique. La disponibilité de Washington à apporter son soutien à Alger s'est particulièrement manifestée, lors de la deuxième session du Conseil algéro-américain, sur le commerce et l'investissement tenue en décembre dans la capitale fédérale. Cette rencontre a permis non seulement de réaffirmer que l'Algérie et les états-Unis sont liés par des relations exceptionnelles et forment des partenaires importants l'un pour l'autre, mais augure aussi de l'accélération du processus d'adhésion de l'Algérie à l'OMC. Sur le plan économique, l'année 2004 a été marquée également par la décision prise par le président George Bush d'introduire l'Algérie dans la liste des pays bénéficiaires du Système généralisé de préférence (SGP). Ce dispositif commercial permet au président américain de procéder à une réduction des tarifs douaniers pour les produits provenant d'Algérie afin de développer ses exportations vers les états-Unis. Les concertations régulières entre les deux pays dans le secteur des hydrocarbures se sont également poursuivies durant cette année. Le ministre de l'énergie et des mines, M. Chakib Khelil, a ainsi effectué plusieurs visites à Washington où il a rencontré à plusieurs reprises son homologue américain, M. Spencer Abraham, ainsi que plusieurs responsables du secteur pétrolier américain. Il est question notamment, des possibilités de prise de participation de Sonatrach pour la réalisation de terminaux aux états-Unis et les perspectives d'exportation croissantes du GNL algérien vers les états-Unis. Le fait marquant des relations financières entre l'Algérie et les états-Unis durant 2004 a été la première visite en juillet à Alger de Philipp Merrill, P-DG de la banque Exim-Bank US dont le montant des garanties déjà consenties en Algérie se chiffre à 1,5 milliard de dollars dont un milliard de dollars octroyé pour la couverture du risque-Sonatrach. (...) Dans cette zone, l'Algérie, qui est présentée comme un modèle de transition démocratique, est perçue par les états-Unis comme un pays incontournable dans le monde arabe et musulman. à l'invitation du président George W. Bush, le président Abdelaziz Bouteflika a pris part, en tant que l'un des représentants du monde arabe, à la rencontre sur l'initiative du partenariat entre le G8 et 7 pays de la région du grand Moyen-Orient et l'Afrique du nord (Gmena) tenue en juin à Sea Island. Aussi, dans le cadre de l'initiative de partenariat du Moyen-Orient (MEPI) lancée il y a 18 mois par le président Bush en direction des pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, l'Algérie a été retenue cette année parmi les six pays bénéficiaires d'un nouveau programme de financement engagé par les états-Unis pour un montant global de 18,5 millions de dollars. Pour la mise en place de ce programme en Algérie, le sous-secrétaire d'état américain chargé des affaires du Moyen-Orient, M. Scott Carpenter, s'était déplacé à Alger pour se concerter avec les responsables algériens sur les programmes à financer. Résumant l'état de rapprochement exceptionnel bilatéral, ce représentant du département d'état américain a affirmé récemment à Washington qu'entre les Etats-Unis et l'Algérie, il y a un “réel désir de travailler ensemble”. APS