Résumé : Salem veut tout savoir. Maria est obligée de mentir. Même si elle lui dit que son père est mort, il veut chercher après ses grands-parents, persuadé qu'ils ne le rejetteront pas. Maria a un malaise. Salem court chercher de l'aide... Les voisins de palier ont une parente médecin et ils n'hésitent pas à l'appeler au chevet de Maria. Ils ont pris et mis Maria sur le lit. Elle n'est toujours pas revenue à elle. Elle a le visage blanc. Salem reste près d'elle, gardant sa main dans la sienne. Il est mort d'inquiétude. - C'est de ma faute, murmure-t-il. Est-ce qu'on ne devrait pas l'emmener à l'hôpital ? La voisine pose la main sur son épaule et le rassure. - Ma belle-sœur arrive. Si son état nécessite l'hospitalisation, on l'emmènera ! Ils entendent des coups à la porte et une femme ne tarde pas à les rejoindre dans la chambre. Elle se met à examiner Maria tout en interrogeant Salem. Ce dernier ne lui cache pas qu'il l'avait énervée. - Sa tension est élevée, dit-elle. Il faut l'emmener à l'hôpital. Elle doit être surveillée ces prochaines heures... Maria revient doucement à elle. Elle fronce les sourcils en voyant autant de personnes autour du lit. - Qu'est-ce qui s'est passé ? demande-t-elle en tentant de se redresser, mais le médecin l'en empêche. - N'essayez pas de vous redresser, lui conseille le médecin. Je suis Dr Semra, je vous ai examinée et votre tension est élevée. Je voudrais vous emmener à l'hôpital ! - Non, non..., je vais bien, murmure Maria. Je ne veux pas y aller ! La voisine est allée chercher un verre d'eau. Maria en boit un peu puis ferme les yeux. - J'ai juste mal à la tête ! - Je vais vous prescrire une ordonnance ! Vous prendrez ce traitement et une alimentation sans sel ces prochains jours ! Si vous vous sentez mal, appelez les urgences ! Si vous avez un médecin traitant, allez le voir ! - Bien sûr ! - Je vais prendre soin d'elle, dit Salem en regardant Dr Semra en train d'établir une ordonnance. - Je vais aller acheter les médicaments ! Mais le voisin refuse. - Reste près de ta mère ! Je vais les chercher ! Maria les remercie. Dr Semra lui rappelle qu'elle a besoin de se reposer et du calme. Les voisins sortent en même temps qu'elle. Maria promet de ne plus se stresser mais des larmes brillent dans ses yeux. Salem culpabilise. Il baisse les yeux. - T'inquiète maman, je suis là ! Je vais m'occuper de toi comme tu le fais quand je suis malade ! Comme il est assis près d'elle, sur le bord du lit, elle ne peut s'empêcher de caresser sa joue. - Je vais bien. C'est juste un malaise... - Maman, tu ne vas pas bien ! Tu t'es évanouie ! J'ai eu peur ! Je n'ai pas de père et je ne voudrais pas te perdre ! Maria pleure même si elle n'en a pas envie. C'est plus fort qu'elle. Toutes ces questions ont réveillé de vieilles peurs. Elle avait toujours craint l'instant où il voudra en savoir plus. Le fait qu'il veuille retrouver sa famille l'a ébranlée. Elle tremble à l'idée de le perdre. - Pourtant, tu veux à tout prix me quitter pour les trouver alors que tu ne sais pas comment ils m'ont traitée. Ils ne voudront jamais de toi ! Tu entends ? - Peut-être que tu te trompes, maman ? Je deviendrai le fils qu'ils ont perdu ! Ils seront heureux ! Jamais ils ne me rejetteront ! J'en suis sûr ! - Non, non ! Maria n'en est pas à un mensonge près. Elle veut à tout prix tuer le sentiment qui est né dans le cœur de son fils. - J'avais cherché après eux à la mort de Yahia. Ils n'ont rien voulu savoir ! Ils n'ont pas hésité à me balancer que j'étais une moins que rien et que tu n'étais pas leur petit-fils ! - Ils ont été durs avec toi... On frappe à leur porte. Le voisin est revenu avec les médicaments. Il n'entre pas, mais demande si elle va mieux. L'adolescent le rassure. - Elle va bien. S'il y a quoi que ce soit, j'appelle les urgences, dit-il. Yaâtik saha âamo ! Maria sourit à travers ses larmes. Son fils se comporte en "homme" et semble vouloir prouver qu'il peut prendre soin d'elle. Il apporte les médicaments avec un verre d'eau et s'assure qu'elle a pris ceux recommandés par Dr Semra. Maria ferme les yeux et feint de dormir. Elle veut clore ce sujet. Son fils l'a assez "torturée" ce soir... (À suivre) A. K