Réuni en conseil de wilaya le 19 mars dernier, le Cnapeste-Béjaïa est revenu à la charge pour dénoncer le retard "injustifié" dans la prise en charge des revendications des enseignants. Par le biais d'un communiqué rendu public à l'issue du conseil, le syndicat a pointé du doigt la direction de l'éducation qui, selon lui, affiche la sourde oreille aux doléances des enseignants quant à l'assainissement de toutes les situations posées, qu'elles soient d'ordre financier ou administratif. "Le passif accumulé est illustratif de la mauvaise coordination, voire même de la mauvaise gestion de certains services de la direction de l'éducation lesquels pénalisent par leur laisser-aller des milliers d'enseignantes et d'enseignants", écrit le Cnapeste-Béjaïa, qui souligne que "la situation confuse que vit le secteur de l'éducation à Béjaïa n'a pas évolué dans le sens de la stabilité souhaitée et exigée par le Cnapeste" mais qu'elle est aggravée par "des décisions intempestives, hasardeuses et clientélistes prises par la DE." Selon le syndicat, des milliers de situations financières et administratives sont toujours en attente de régularisation à Béjaïa. Il en est ainsi du manque de moyens matériels et humains dans certains établissements des trois paliers, de la dégradation des infrastructures dans d'autres, du retard dans l'établissement des tableaux d'avancement et de la situation incertaine du parc logement et des logements dits Dantin. Abordant le dossier des départ en retraite, le Cnapeste-Béjaïa a souligné que quelque 2 037 dossiers "traînent encore dans les bureaux de la direction de l'éducation", alors qu'ils étaient déposés par les concernés conformément à la réglementation, à la fin du mois d'octobre 2016. Tenant pour responsables les différentes autorités de la wilaya de la situation, il a mis en garde "contre les conséquences néfastes qui découleront si le dossier n'a pas connu son aboutissement dans les plus brefs délais". Par ailleurs, le syndicat, qui a appelé les enseignants à rester mobilisés, a indiqué qu'un conseil de wilaya sera tenu le 3 avril prochain afin d'examiner et étudier l'évolution de la situation et préparer les ripostes adéquates en cas d'immobilisme de la DE. H. K.