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L'Algérie fera-t-elle un pas en avant ou en arrière ?
un moratoire sur la peine de mort en vigueur depuis 1993
Publié dans Liberté le 10 - 10 - 2020

Cette question qui revient presque de façon cyclique dans le débat public, souvent dans le prolongement de la survenue de crimes, comme celui de Chaïma, est loin de faire consensus dans la société.
Le crime abominable, sordide, de la jeune Chaïma, il y a quelques jours, aura suffi pour déclencher une vague d'indignation et relancer le débat sur la peine de mort.
Depuis la découverte du cadavre de la jeune femme de 19 ans et les circonstances de sa mort qui ont provoqué une onde de choc dans tout le pays, nombre d'Algériens ne cessent de réclamer l'application de la peine capitale à l'encontre du suspect, aujourd'hui sous les verrous, et poursuivi pour "viol et homicide volontaire avec préméditation et guet-apens en utilisant la torture".
En écho à sa mère qui a interpellé directement Abdelmadjid Tebboune, via une vidéo largement relayée, pour réclamer la peine capitale à l'encontre du coupable, nombreux sont ceux qui estiment que le débat sur la peine de mort, sujet presque tabou, doit plus que jamais être remis sur le tapis. Réaction intempestive d'exaspération ou vœu partagé ?
Hasard du calendrier ou concours de circonstances, la polémique s'invite à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort qui coïncide avec la journée du 10 octobre. "L'exécution doit être appliquée au tueur, pour être un exemple pour tous ceux qui pensent à la même action", a posté un internaute.
"La mort cruelle de Chaïma doit-elle aussi nous dépouiller de notre humanité ? Exiger la peine de mort ferait de nous des bourreaux aussi abjects que ne le fut son bourreau...", soutient, pour sa part, le journaliste Zouheir Aberkane.
"Le rétablissement de la peine de mort charrie les instincts les plus primaires dans l'humain... Sa justification n'existe qu'à partir du moment où elle convoque la colère vengeresse de la victime. Tuer le tueur est un assassinat en réponse à un autre (...)", écrit un autre internaute.
Dimanche, lors du Conseil des ministres, Abdelmadjid Tebboune a ordonné, dans la foulée de l'indignation générale provoquée par la mort de la jeune femme, "l'application des peines maximales, sans possible allègement ou grâce, contre les auteurs de crimes d'enlèvement de personnes", et ce, "quels que soient les tenants et aboutissants de l'acte d'enlèvement".
Mais il s'est gardé d'évoquer expressément la peine de mort et encore moins son opinion sur la question. Du temps de sa splendeur, Ahmed Ouyahia s'était prononcé ouvertement pour l'application de la peine capitale, mais pour les... narcotrafiquants.
Il faut dire que cette question qui revient presque de façon cyclique dans le débat public, souvent dans le prolongement de la survenue de crimes similaires, comme pour la petite Nihal Si Mohand en 2016, est loin de faire consensus dans la société.
Entre considérations religieuses dont se réclament les uns, favorables à la peine de mort, et ceux qui considèrent que la sentence est loin d'être dissuasive, comme en témoigne, selon eux, la situation dans plusieurs Etats aux Etats-Unis, la question divise toujours. L'Algérie, qui applique un moratoire sur les exécutions depuis 1993, reverra-t-elle sa copie cette fois-ci ?
Si aujourd'hui, on prête à l'actuel gouvernement la volonté de réinstaurer la peine de mort, il reste que son rétablissement et les projections sur son efficacité ne manqueront pas d'alimenter le débat et vont immanquablement perpétuer la polémique d'autant qu'une campagne mondiale est menée en faveur de l'abolition.

K. K.


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