Le conseil de wilaya du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (Cnapeste) qui s'est tenu, mardi 10 novembre, à Oran pour décider de la voie à suivre suite à la grogne générale du corps enseignant, a reporté sa décision pour mardi prochain. "Le Conseil avait deux options soit aller directement vers un sit-in de protestation soit passer par les assemblées générales de ses adhérents dans leurs établissements scolaires respectifs pour connaître la tendance de la base", explique une source syndicale. Le Conseil a finalement opté pour la deuxième voie et les AG ont commencé depuis hier et se poursuivront les prochains jours. Le rendez-vous est donc pris pour le mardi 17 novembre pour savoir qu'elle sera la réponse du Cnapeste-Oran alors que les autres wilayas commencent à s'organiser. "Annaba a déjà tenu son conseil, Bouira le fera le 14, et lorsque les autres wilayas bougeront, nous allons demander la tenue d'un conseil national", précise notre source. Cette dernière affirme que le Cnapeste-Oran est le syndicat le plus représentatif dans la wilaya avec ses 3 400 adhérents répartis sur 85 lycées, 109 CEM et 25 écoles primaires et qu'il est le plus apte à faire évoluer les choses. "En 2015, nous étions 137 adhérents, essentiellement des jeunes, et nous avons persévéré depuis et aujourd'hui le syndicat est présent en force au niveau des commissions paritaires ainsi que dans la commission de recours de wilaya", ajoute notre interlocuteur qui exclut pour le moment toute fermeture des établissements scolaires. "Je pense qu'on va suivre l'exemple de la France qui a fermé les commerces non essentiels et laissé les écoles ouvertes", souligne notre source en rappelant le protocole sanitaire mis en place par le gouvernement qui stipule que si un élève est contaminé, il est mis en isolement et si ce sont trois élèves d'une même classe qui sont atteints, c'est la classe en question qui sera fermée. Le protocole précise encore que si trois classes d'un même établissement scolaire sont touchées, alors c'est cet établissement qui sera fermé. Notons que le Cnapeste n'est pas le seul syndicat à être monté au créneau pour dénoncer les dysfonctionnements qui ont marqué cette reprise des classes placée sous le signe de la Covid-19 à l'image du Snapest et de l'Unpef. Les griefs retenus sont l'absence et le non-respect du protocole sanitaire enregistré dans certains établissements scolaires ainsi que le volume horaire hebdomadaire chargé imposé aux enseignants.