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Haftar tenté par la voie politique
IL PARIE SUR LA PROCHAINE PRESIDENTIELLE POUR S'ASSURER UNE VICTOIRE
Publié dans Liberté le 30 - 05 - 2021

Le maréchal s'est fait discret depuis la mise en œuvre de la démarche d'unification des rangs. À l'écart du processus et diminué militairement après son lâchage par ses partenaires étrangers, il voudrait revenir par la porte politique.
Lâché par des tribus puissantes et par certains de ses soutiens étrangers, le maréchal Khalifa Haftar s'est fait discret tout au long du processus politique en Libye ayant permis l'installation d'un gouvernement unifié chargé de préparer les prochaines élections.
Mais l'homme fort de l'est du pays riche en pétrole, qui tente de se replacer en première ligne, pourrait, selon des analystes, être tenté de jouer la carte politique en vue des élections cruciales annoncées pour le 24 décembre.
D'avril 2019 à juin 2020, le maréchal âgé de 77 ans, qui a lancé ses combattants à la conquête de Tripoli, n'a pas réussi à s'emparer de la capitale libyenne, siège de l'ancien gouvernement reconnu par l'ONU, en dépit de l'appui de la Russie, de l'Egypte ou des Emirats arabes unis.
Cet échec a été suivi de la signature d'un cessez-le-feu en octobre et, surtout, de l'installation en mars, sous l'égide de l'ONU, d'un gouvernement unifié chargé de mener la transition d'ici aux élections, dans un pays en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi après une révolte populaire en 2011.
Dans ce contexte, les soutiens du chef de l'autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) "ont compris que la seule issue possible était politique", faute de quoi ils risqueraient de "perdre leurs intérêts en Libye", décrypte l'analyste libyen Mahmoud Khalfallah. Ses sponsors étrangers, qui n'hésitaient pas à le recevoir avec les honneurs, évitent désormais de s'afficher à ses côtés, souligne-t-il.
"Sérieux problèmes"
À cela s'ajoute la perte d'une partie de ses appuis dans l'Est, surtout le soutien des puissantes tribus qu'il avait ralliées à sa cause. Khalifa Haftar "a perdu sa base populaire" en Cyrénaïque, la partie orientale du pays où le système tribal reste important, souligne Mahmoud Khalfallah, car "il ne jouit plus du soutien incontestable des tribus qui lui reprochent d'avoir impliqué leurs fils dans une guerre où beaucoup sont morts pour rien".
Reste que les "sérieux problèmes de défiance" auxquels fait face le maréchal ne sont que "partiellement dus à des dynamiques tribales", souligne Jalel Harchaoui, chercheur au Global Initiative à Genève.
"Ce qui, avant juin 2020, était encore gérable (...) est plus difficile maintenant que les finances de Haftar se sont asséchées et ses espoirs d'expansion territoriale à l'Ouest sont bloqués", analyse-t-il.
Du début du dialogue politique en novembre à l'installation du gouvernement de transition, le maréchal s'est fait discret à mesure que la voie politique prenait le dessus sur l'option militaire. Mais, depuis avril, il multiplie les apparitions.
Lors d'un grand rassemblement, il a promis de construire "trois nouvelles" villes autour de Benghazi, la grande cité de l'Est, avec à la clé des milliers de logements pour les familles des "martyrs" tombés dans les combats, sans aucune précision sur ces projets grandioses. Khalifa Haftar enchaîne ensuite les rassemblements et s'affiche avec les notables tribaux pour "tenter de regagner leur soutien", selon M. Khalfallah : "Il sait pourtant qu'ils ne lui font plus confiance et ne vont plus lui confier leurs fils pour une nouvelle guerre."
"Trouble-fêtes"
Même le langage du maréchal a changé. Il a "lâché le discours martial", note Miloud el-Hajj, professeur en relations internationales. Khalifa Haftar, qui avait aidé Mouammar Kadhafi à accéder au pouvoir en 1969 avant de faire défection après sa cinglante défaite au Tchad en 1987, "parie sur les prochaines élections dans l'espoir de s'assurer une victoire politique après sa défaite militaire", estime cet universitaire.
Les élections présidentielle et législatives restent elles-mêmes hypothétiques, en raison de fortes divergences, notamment sur le mode de scrutin, alors que la présidentielle serait la première élection du genre à être organisée en Libye.

R. I.


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