Après les marchands de fruits et légumes, dont on note une légère baisse de 20% à 30%, et les boucheries dont les prix sont restés inchangés, c'est au tour des boutiques de vêtements d'être prises d'assaut à quelques jours de la fin du mois sacré. Rien n'est à la portée des petites bourses, certains pères de famille, bambins à la main, déferlent dans les rues et sillonnent les grands boulevards. Rien ne va plus, pour le parent intéressé par le prix de l'article… Pas moins de 5 000 DA, voire 10 000 pour habiller un enfant. Après les boutiques, les trabendistes, des jeunes proposent des pantalon jeans, pulls, baskets, et autres produits cosmétiques made in en provenance de la localité de Zouia (Tlemcen), là aussi les prix flambent. Lundi, jour de marché à Aïn Sefra, l'affluence est considérable au marché aux puces (la friperie ou khourd'istane) comme aime l'appeler les Safraouis, ici les prix sont abordables et on y rencontre aussi bien les pauvres que les riches. Par ailleurs, les actions de solidarité se poursuivent à la cantine scolaire (C-RA, APC, et benfaiteurs) où, durant ce mois sacré, 12 500 repas ont été distribués aux démunis et nécessiteux, ainsi, que des lots de vêtements pour une centaine de familles. Une opération similaire se poursuit dans les locaux de l'association El-Irchad oul Islah. B. Henine