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Pourquoi Londres refuse de livrer Khalifa
Alors que la justice algérienne demande son extradition
Publié dans Liberté le 30 - 03 - 2006

La justice britannique, qui doit statuer sur la demande d'extradition, n'a pas encore entamé son travail. Alors que la demande algérienne date de plus de deux ans.
Annoncé comme imminent à plusieurs reprises, le procès Khalifa aura lieu cet été, plus exactement au mois de juillet. Des sources judiciaires très proches du dossier révèlent, par ailleurs, que l'instruction sera achevée à la fin du mois de juin. Ensuite, le dossier sera transmis à la chambre d'accusation qui va envoyer les inculpés devant le tribunal criminel.
Ces derniers jours, une rumeur persistante a circulé autour de l'envoi par le ministre de la Justice d'une note aux responsables de la cour de Blida (la juridiction dont dépend la gestion de cette affaire) les enjoignant d'accélérer le parachèvement de l'instruction afin de permettre au procès de se tenir dans des délais raisonnables.
Le décès de Mohamed Lazhar Aloui, ex-directeur d'El Khalifa Bank, le 15 mars dernier, alors qu'il était en détention provisoire à la maison d'arrêt d'El-Harrach, aurait motivé cet ordre. Ce que démentent formellement nos sources. Niant l'existence d'une quelconque injonction émanant de la chancellerie, elles soutiennent, néanmoins, que le jugement des inculpés ne saurait tarder davantage, même en l'absence du principal incriminé, Abdelmoumène Khalifa, actuellement en fuite à Londres. “Le juge d'instruction n'est pas obligé d'attendre son extradition et mettre en otage le reste des inculpés”, nous confie-t-on. Une centaine de personnes seront présentées à la barre. Y figurent des prévenus et d'autres mis sous contrôle judiciaire et en liberté provisoire. Selon nos sources, “toutes les autorités ont la conviction que le dossier doit être traité vite et en préservant les droits de la défense”. Dans cette affaire, les mises sous mandat de dépôt datent de près de deux ans, soit depuis le début de l'instruction.
Les chefs d'inculpation retenus contre les mis en cause sont association de malfaiteurs, abus de confiance, escroquerie, abus de biens sociaux, transfert illégal de fonds à l'étranger et infractions à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux, à travers différentes affaires impliquant les filières du groupe, dont El Khalifa Bank. “Le préjudice financier dû à l'Etat et au particulier fait l'objet d'une expertise”, avancent nos sources. En outre, elles précisent que les “deux juges d'instruction — désignés dans le cadre de ce dossier — travaillent d'arrache-pied avec l'assistance des services de sécurité, dans le cadre de commissions rogatoires”. Les auditions se poursuivent à ce jour.
Des milliers de témoins ont été entendus. Beaucoup seront cités au cours du procès dont de hauts responsables de la Banque d'Algérie. Toutefois, sans Abdelmoumène Khalifa, il y a peu de chances que les responsabilités soient situées avec exactitude.
Une perspective qui arrange certaines parties qui, au sein même de l'Etat, sont impliquées de manière directe ou indirecte dans ce qui est considéré comme la plus grande escroquerie du siècle, compte tenu des largesses et des appuis que l'ex-golden boy avait bénéficié pour agrandir son empire et des compensations très généreuses qu'il a octroyées au retour à ses bienfaiteurs. Menant une vie dorée dans la capitale britannique, il n'a vraiment pas de quoi avoir peur.
Bien qu'étant sous le coup d'un mandat d'arrêt international, il n'est guère inquiété. Avec le temps, sa livraison à la justice algérienne devient une illusion, tant les pourparlers entre Alger et Londres sur la signature d'une convention d'extradition tardent à aboutir. “Nous avançons très doucement”, observe la partie algérienne. La délégation d'experts britannique, qui a séjourné cette semaine dans notre pays, a eu à rencontrer les magistrats en charge de l'affaire Khalifa. D'après nos sources, la ratification de l'accord butte sur “des formalités” que la justice algérienne doit remplir. On évoque des “détails techniques”, de procédures liées à l'instruction, la détention préventive, etc. Mais à vrai dire, Londres veut d'abord confirmer la pleine responsabilité de Khalifa et s'assurer ensuite de la transparence de son procès. “Les Anglais ont une législation très délicate. Les Français en connaissent quelque chose. Il leur a fallu attendre plus de 10 ans pour que Rachid Ramda, impliqué dans les attentats de Paris en 1995, leur soit livré”, précise-t-on.
Dans le cas d'Abdelmoumène Khalifa, nos sources affirment que la signature de la convention d'extradition pourra “faciliter les choses”, mais ne réglera pas tout.
Pour cause, il appartient d'abord à la justice du royaume de statuer sur la demande algérienne. “Un procureur sera désigné par le parquet pour plaider le dossier d'extradition”, assure-t-on. Aujourd'hui encore, aucune procédure n'est entamée.
Cet atermoiement suggère l'absence d'une volonté politique des Britanniques à remettre l'ex-milliardaire au gouvernement de son pays. Plutôt leur méfiance. Lundi prochain, le procureur général de la cour de Blida donnera une conférence de presse durant laquelle il reviendra sur les développements de cette affaire ainsi que d'autres, dont celle concernant l'ex-wali de Blida.
SAmia Lokmane


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