La mise en service du métro d'Alger aura lieu fin 2008. C'est ce qu'a déclaré, hier, le président-directeur général de l'Entreprise du métro d'Alger (EMA), M. Abdelkader Mekerbi, à l'émission “l'Invité de la Chaîne II”. 80% des travaux de génie civil, les gares et les stations seront finalisés, selon lui, au mois de juillet prochain. “Le plus dur est passé”, dira le premier responsable de l'EMA qui soutiendra que la réalisation de près de 10 kilomètres de tunnel (Hay El-Badr – Bab El-Oued) n'a pas été une mince affaire, vu les problèmes que nous ont posés, entre autres, le vieux bâti et l'expropriation. Ce ne sont pas les seules causes qui ont retardé la réalisation du métro d'Alger, ajoutera l'invité de la Chaîne II. Pour lui, “le financement, l'interdiction de l'usage de l'explosif dans la capitale et l'impossibilité de faire travailler des étrangers durant la décennie noire y sont pour beaucoup”. Ce projet, qui répond aux normes de construction parasismique, va soulager, à coup sûr, le transport dans la capitale une fois que les travaux d'aménagement intérieur des stations, des voix ferrées et de signalisation, confiés à Siemens, seront terminés. D'une capacité de 300 000 personnes par jour et de 1 200 par rame dont l'intervalle de passage est de deux minutes, le métro d'Alger, qui coûtera à l'Etat la bagatelle de 650 millions de dollars, sera équipé “d'un matériel dernier cri ayant fait ses preuves dans les plus grandes capitales du monde”. Qu'en est-il, cependant, de l'exploitation de la ligne qui sera mise en service dans trois ans ? Le P-DG de l'Entreprise du métro d'Alger affirmera que l'option d'un mandat de gestion avec un partenaire international est retenue. “Nous sommes en phase de préparation du cahier des charges qui comprend un volet formation”, précisera M. Abdelkader Mekerbi après avoir indiqué que l'étude est confiée à un bureau conseil étranger. Même le prix du billet du métro, dont une grande partie sera subventionnée par l'Etat, est à l'étude, soulignera le premier responsable de l'EMA, qui abordera, lors de l'émission, les chantiers des tramways d'Alger, de Constantine et d'Oran. Ces projets vont démarrer, selon lui, très prochainement. L'offre technique a été faite. Reste l'ouverture des plis financiers qui aura lieu au courant de ce mois. Dans le cadre du plan de transport intégré d'Alger, M. Mekerbi évoquera le projet de rénovation des quatre téléphériques de la capitale et la réalisation de quatre autres. Alger va pouvoir enfin respirer, conclura l'invité de la Chaîne II. S. R.