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Illusions
Publié dans Liberté le 26 - 12 - 2006

Résumé : Aïcha parle de la situation de Kamel à son mari. Ce dernier ne pense qu'au bonheur de sa fille. Si Kamel peut faire son bonheur, son gendre deviendra le fils qu'il n'a pas eu. Le jour J, pour ne pas tomber sur des connaissances, Kamel fait tout pour arriver en retard. Mohand a de la peine pour le pauvre orphelin…
Mohand ne peut s'empêcher d'imaginer Kamel, enfant malheureux et manquant non seulement de l'amour de ses parents mais aussi des choses simples. Il l'imagine affamé et grelottant de froid, les jours d'hiver.
- Ecoute mon fils, dit-il à Kamel, apparemment gêné, mes questions doivent te rappeler de mauvaises souvenirs. Je m'excuse, je n'aurai pas dû !
- Ce n'est rien, dit le jeune homme. En fait, petit, je n'ai manqué de rien. À la mort de mes grands-parents, j'ai dû travailler un peu. Leur présence me manque, j'aurais voulu les avoir près de moi aujourd'hui.
- Je comprends. Que leurs âmes reposent en paix ! S'ils avaient été là, ils seraient fiers de toi et de ce que tu es devenu, le réconforte Mohand avant de changer de sujet. Parlons maintenant du sujet qui nous préoccupe.
En présence de Omar, ils abordent les questions du mariage. Kamel tient à l'enregistrer à la mairie.
- Comme ça, je pourrai accéder au logement, dit-il. Mais en attendant, je louerai en ville !
- Oui. Quelle ville ?
- Là où elle se sentira le mieux, répond Kamel.
- Actuellement, elle travaille en ville, si elle part ailleurs, il lui faudra chercher un nouvel emploi et toi comme moi, tu dois savoir, insiste Mohand, que le travail se fait rare !
- Si vous voulez qu'on habite en ville, je n'y vois aucun inconvénient, propose le jeune homme. Comme je n'ai pas fini mon contrat, je pourrai toujours me reposer sur vous pour la recherche d'un logement. Votre fille n'aura qu'à choisir.
Mohand est satisfait par la réponse. Le fait que sa fille n'ait pas à vivre loin d'eux le soulage. Il n'aurait pas supporté d'être séparé d'elle, une nouvelle fois. Lui et Aïcha ont l'intention de leur apporter leur aide et de les gâter.
- Et quand prévois-tu le mariage ?
- Dès qu'on aura un logement, répond Kamel. Je ne veux pas perdre de temps.
- Je ne peux que comprendre ton empressement, dit Mohand, à avoir un foyer et une famille. Cela a dû te manquer. Mon garçon, à partir d'aujourd'hui, tu as une famille sur qui compter et te reposer !
Daya, qui écoute derrière la porte, est aux anges. Tout se passe comme ils l'ont souhaité. Ses parents n'ont aucun doute sur le tour qu'ils sont en train de leur jouer pour parvenir à se réunir.
- J'ai apporté un cadeau pour votre fille, entend-elle.
Daya retourne à la cuisine et feint d'être occupée. Aïcha va la chercher.
- Kamel a apporté un cadeau pour toi, lui dit-elle. Viens, je veux qu'il te le remette en mains propres ! Tu sais, lui confie-t-elle, je l'aime déjà comme s'il était mon fils ! Je suis sûre qu'il saura te rendre heureuse !
- Je veux bien te croire !
Kamel a acheté une jolie bague en or. Lorsqu'elle la découvre, elle ne peut s'empêcher de sourire. Elle l'essaie sans attendre. Tous la félicitent. Halima lance un cri de joie, un youyou si fort et si long qu'il doit être entendu du village entier.
- Félicitations ! leur dit-elle avant de jeter un coup d'œil à la bague. Tu as très bon goût mon garçon, le complimente-
t-elle. Je vous souhaite tout le bonheur du monde . Félicitations à vous deux !
Maintenant qu'ils s'étaient entendus sur toutes les questions relatives au mariage, Kamel pouvait rentrer. Mohand, qui croit qu'il vient de loin et qu'il n'a personne dans la région, l'invite à passer la nuit chez eux.
- Tu ne peux retourner à Alger maintenant, dit-il. Il va faire nuit dans quelques minutes. S'il t'arrive quoi que ce soit, je m'en voudrais à mort ! Reste, il y a de la place et on pourra ainsi discuter et mieux se connaître .
- Mon oncle, j'ai un ami en ville, répond le jeune homme. Je lui ai promis de passer la nuit chez lui. Il doit être en train de m'attendre .
- Il saura comprendre que tu as eu un empêchement ! Tu ne peux refuser mon invitation .
Un coup d'œil vers Daya le dissuade d'accepter. Malgré l'insistance de Mohand, il prend congé d'eux. Mohand veut l'accompagner aux arrêts de taxis mais Kamel refuse. S'ils croisent dehors quelqu'un qui le connaît, leur projet tombera vite à l'eau. Les deux familles en froid depuis des années par sa faute auraient l'occasion de déterrer la hache de guerre. Il connaît assez sa famille pour savoir qu'ils n'accepteront jamais une alliance entre eux. Il n'y a rien qui peut les réconcilier. Il regrette amèrement ce qui s'est passé, il y a des années. Par sa faute, celle qu'il aime est forcée de mentir à ses parents.
Kamel ne trouve pas de taxi. Il se rend chez ses parents à pieds. Il marche près d'une heure. Un temps suffisant pour méditer sur la situation. Il décide d'affronter sa famille et de leur parler de ce qu'il va faire, prochainement. Lorsqu'il frappe à la porte et que ses parents le découvrent, ils sont surpris par sa visite nocturne. Ils remarquent qu'il porte un beau costume et qu'il sent bon.
- À te voir paré ainsi, je dirais que tu reviens d'une fête, dit sa mère Kheïra. C'était dans la région ?
- Je n'étais pas à une fête, répond Kamel. Mais cela ne tardera pas. Je vais bientôt me marier, leur apprend-il. Vous pouvez me féliciter, j'ai officiellement une fiancée !
Kheïra et Ouali se mettent à l'interroger, ne lui laissant pas le temps de répondre aux questions. Kamel se bouche les oreilles. Quand allaient-ils l'écouter ?
A. K.
(À suivre)


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