Le mildiou fait des ravages à SIDI BEL-ABBÈS 25% de la production de pomme de terre compromise Selon les responsables des services agricoles de la wilaya de Sidi Bel Abbès, plusieurs hectares de parcelles de la pomme de terre ont été dévastés par le mildiou. En effet, sur les 607 ha consacrés à la consommation et la multiplication, 176 ha seraient déjà infestés par le champignon du mildiou, soit 25% de la production prévue (147 495 qx) serait compromise. Ainsi, l'on apprend qu'il s'agit d'un précédent, dans la mesure où jamais cette maladie n'a atteint une ampleur aussi inquiétante que cette année et que ce champignon est sans doute dû à la mauvaise qualité de la semence d'importation pour éviter la catastrophe. Par ailleurs, le président de l'association régionale des producteurs de la pomme de terre de semence a indiqué qu'au niveau des régions de Sidi bel Abbés, Aïn Témouchent, Mostaganem, Mascara et Maghnia, sur les 2 050 hectares de plantation, 492 ont été épargnés et a appelé les organismes et laboratoires concernés pour analyser les récoltes endommagées pour l'établissement d'un diagnostic. Selon le conférencier, la situation est inquiétante et exige une attention particulière et un traitement rapide. Faute de quoi, il a annoncé que le prix de la pomme de terre pourrait dans quelques mois atteindre les 200 DA le kg. Pour cela, il y a lieu de signaler que le malheur des uns fait le bonheur des autres, puisque cette situation s'est répercutée sur le prix de la pomme de terre qui a atteint en certains endroits 55 voire 60 DA. B. AZIZ ORAN Les agences de voyages tirent la sonnette d'alarme “Nous sommes outrés par les tarifs ! la billetterie représente 80% de la valeur du séjour. ailleurs, en Tunisie par exemple, c'est tout juste 20% ; vous avez Bruxelles-Hamamet, une semaine et en demi-pension, 280 euros. ici, Oran-Béchar pour une semaine aussi, c'est 500 euros ! il ne peut y avoir de développement du tourisme sans soutien des prix de l'Etat, sans réelle politique du tourisme.” Telle a été la réaction de la majorité des directeurs d'agences de voyages d'Oran qui se sont regroupés hier matin au grand hôtel d'Oran pour y débattre de leurs problèmes, de l'avenir du tourisme et de leur structuration au sein de l'Union des commerçants. En effet, la vingtaine d'agences ayant pris part à cette rencontre, lassées de voir que leurs problèmes ne sont pas pris en considération par la fédération, veulent s'organiser pour aller vers une prise en charge effective de leurs problèmes et autres revendications. Ainsi, les agences de voyages dont la seule activité se résument à l'omra et au hadj et souvent avec des défaillances graves se défendent de cette situation arguant que c'est faute de développement du tourisme national et réceptif. “certes, il y a eu des défaillances mais toutes les agences ne sont pas pareilles. El omra, c'est vrai, c'est très juteux et rentable. c'est pour cela que certains font tout pour se garder les places. de même pour el hadj...” Et de poursuivre : “une agence de voyages n'est rien d'autre que le reflet de la ville ou de son pays... Nous voulons développer le produit touristique, faire du tourisme réceptif mais pour cela il faut un soutien de l'Etat. avoir des conditions favorables avec des prix abordables, par exemple en matière de transport aérien. Maintenant, la commission que nous avions sur la billetterie avec Air Algérie est de zéro ; des compagnies étrangères nous ont dit qu'on les obligeaient à s'aligner sur les tarifs de la compagnie nationale... dans ces conditions, sans oublier les problèmes de l'accueil, l'hygiène, etc. comment voulez vous faire du tourisme ?” F. BOUMEDIENE