Le centre de rééducation des mineurs, sis à Sayada, dans la proche banlieue de Mostaganem, sera converti en ferme pédagogique pour l'initiation des déficients mentaux adultes. C'est l'une des principales décisions prises à l'issue de la visite que le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès, a consacrée, mercredi dernier, à la wilaya de Mostaganem. Les 22 pensionnaires actuellement hébergés en vertu de décisions de justice seront transférés dans un autre centre de rééducation afin de libérer la structure dont la capacité d'accueil, mais également les infrastructures et surtout le terrain à vocation agricole y attenants, seraient mieux valorisée pour l'hébergement d'une centaine de pensionnaires. Il est vrai que, compte-tenu des effectifs introduits, ledit centre a, jusque-là, toujours fonctionné en deçà de sa capacité d'accueil. Sa conversion, qui ne nécessitera pratiquement pas de surcoûts supplémentaires en matière d'aménagement, est toute indiquée en vue d'une meilleure valorisation et l'exploitation rationnelle des équipements et du terrain à vocation agricole s'étendant sur une dizaine d'hectares, disponibles. La ferme pédagogique qui y sera ouverte accueillera une centaine de déficients mentaux adultes, une catégorie de handicapés jusque-là “occultée” par le dispositif de prise en charge “officiel”, en vue de leur réinsertion sociale par l'initiation et la formation adaptée aux travaux et techniques agricoles simples. Outre la visite de chantiers de réalisation de structures relevant de son département ministériel, notamment de la maison des associations à Salamandre ou le centre d'accueil des femmes victimes de la violence devant être réceptionné à la fin du premier trimestre de l'année en cours, le ministre a également procédé à la remise symbolique de titres d'attribution de microcrédits au profit de jeunes sans emploi, ainsi que l'attribution de quatre microbus au profit de la Zaouïa Alawia et des communes de Mesra, Sidi Lakhdar et Sidi Ali. En cours de réalisation depuis l'été 2006, le centre d'hébergement des jeunes filles et femmes victimes de la violence, pour lequel une enveloppe financière de 8 milliards de centimes a été mobilisée, doté d'une capacité d'accueil de 40 places, est destiné à l'hébergement temporaire des femmes en détresse ou en situation de précarité. La prise en charge des pensionnaires sera assurée par des équipes pluridisciplinaires aux plans médical, psychologique, social et familial. Les personnes recueillies dans le centre bénéficieront également d'un apprentissage ou d'une formation en vue de favoriser leur réinsertion dans la société. La wilaya étant dépourvue de structures appropriées, la prise en charge des femmes SDF a toujours été une grande préoccupation pour les services de l'Action sociale. M. O. T.