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Le politique au rythme de l'intensification des frappes de l'Otan
Publié dans La Nouvelle République le 27 - 09 - 2011

La Libye vit au rythme d'une intense activité diplomatique dans le but de parvenir à une issue acceptée par les parties au conflit dans ce pays qui, selon son dirigeant, le colonel Maammar Kadhafi, «résistera face aux bombardements» de l'Otan qui ont gagné en intensité en particulier à Tripoli.
Sur le terrain, la situation dans la capitale demeure explosive : les frappes violentes de l'Otan, qui commande depuis fin mars les opérations militaires étrangères dans ce pays, se sont intensifiées notamment dans le secteur de la résidence du dirigeant libyen, visé à plusieurs reprises par les raids de la coalition. Selon le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, l'Otan a mené mardi une attaque «haineuse» sur Tripoli avec plus de 60 bombes lâchées. Ces raids qui ont visé la résidence du colonel Kadhafi dans le centre de la capitale, la banlieue de Tajoura (est), ainsi que la route de l'aéroport au sud de la capitale, ont fait, selon M. Ibrahim, 31 morts et des dizaines de blessés. Face à l'escalade militaire de l'Otan, Kadhafi , pressé de quitter le pouvoir notamment par les rebelles et les Occidentaux, a réaffirmé mardi soir que son pays «ne se soumettra pas et résistera malgré les bombardements» des forces étrangères, dans un message audio diffusé par la télévision libyenne. Le peuple libyen «continuera à résister et à combattre ses ennemis», a insisté le dirigeant libyen mettant en garde les pays qui participent aux opérations militaires en Libye, qu'ils ne pourraient «jamais vaincre un peuple armé» alors que l'Otan a, de son côté, indiqué «maintenir la pression sur le régime». Sur le plan diplomatique, plusieurs responsables étrangers se sont rendus à Tripoli et à Benghazi (fief de la rébellion libyenne) afin d'examiner la situation avec les protagonistes et tenter de trouver une issue à la crise libyenne née d'une révolte contre le pouvoir en place, déclenchée à la mi-février. A cet effet, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, le Jordanien Abdel Ilah al-Khatib, effectuait mercredi une visite à Benghazi où il devait s'entretenir notamment avec Mahmoud Jibril, haut responsable du Conseil national de transition (CNT, rébellion), selon cet organe. Au cours de sa visite la veille à Tripoli, M. Khatib a eu des «entretiens positifs» avec les responsables libyens, selon le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, qui a plaidé, pour sa part, pour une coopération entre l'ONU et l'Union africaine (UA), afin, a-t-il dit, de «donner une dimension internationale à la feuille de route de l'UA» pour un règlement pacifique à la crise libyenne Le plan africain, qui prévoit notamment un cessez-le feu et un dialogue national pour une transition démocratique, a été accepté par le gouvernement libyen mais rejeté par les rebelles qui refusent toute négociation avec le dirigeant libyen et exigent son départ immédiat. Au cours des entretiens que l'émissaire onusien a eus à Tripoli, le Premier ministre libyen al-Baghdadi Ali al-Mahmoudi a informé M. Khatib des «violations dangereuses» des résolutions 1973 et 1970 de l'ONU, commises par l'Otan en Libye, notamment les raids intensifs visant les civils. La résolution 1970 impose notamment l'embargo sur les armes contre la Libye et la résolution 1973 impose une zone d'exclusion aérienne au-dessus de ce pays. La visite de l'émissaire onusien à Benghazi est intervenue au lendemain de celle effectuée dans cette même ville par l'envoyé spécial du Kremlin, Mikaël Marguelov, la première visite d'un responsable russe en Libye depuis le début du mouvement de contestation. L'émissaire russe, dont le pays est opposé à toute ingérence étrangère en Libye, a affirmé la volonté de Moscou de jouer un rôle d'«intermédiaire» pour faciliter le dialogue entre le gouvernement et les rebelles libyens. Dans ce sens, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a précisé que son pays ne cherchait pas à «endosser le rôle principal» de médiateur dans le conflit en Libye, en estimant que ce rôle revenait à l'UA. Toujours dans le fief de la rébellion libyenne, le chef de la diplomatie espagnole, Trinidad Jimenez, devrait rencontrer mercredi des responsables du Conseil national de transition (CNT), dont son président Moustapha Abdeljalil, selon le ministère des Affaires étrangères espagnol. Pour rappel, l'Espagne n'a pas reconnu le CNT en tant que «représentant légitime des Libyens» comme l'avaient annoncé en avril dernier les rebelles. Ce qui place la visite du responsable espagnol à l'est de la Libye dans le seul but de reconnaître le CNT. Rejoignant ainsi la France, l'Italie, le Royaume-Uni, le Qatar, la Gambie, la Jordanie, Malte et le Sénégal.

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