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Rites et coutumes des Algériens pour sa célébration
Publié dans La Nouvelle République le 11 - 01 - 2012

«Aseggas Ameggaz». C'est avec ces deux mots pleins de chaleur et de musicalité que les Algériens ont appris à souhaiter la bonne année à leurs proches à Yennayer, le Nouvel An berbère, coïncidant avec le 12 janvier de chaque année.
Une fête célébrée, non seulement en Algérie, mais aussi au Maroc, en Tunisie, dans la région de Siwa en Egypte, au Mali, au Niger, en Mauritanie, en Libye, aux îles Canaries et dans tous les territoires européens, où est établie une communauté nord-africaine. D'Alger à Tamanrasset, d'Annaba à Oran, d'est en ouest et du nord au sud, Yennayer est célébré par l'ensemble de la population algérienne. Des plats traditionnels, des gâteaux et des friandises sont prévus, pour un bon moment de convivialité en famille. Les traditions pour célébrer ce jour divergent d'une région à l'autre. Par exemple à Oran où la célébration remontre à très loin dans le temps, on fuit les plats pimentés ou amers pour se protéger d'une mauvaise année. Du côté de Mascara, où Yennayer est entré dans les coutumes et les traditions de la région de Beni Chougrane, les commerces sont très achalandés à l'approche de cette fête. Nougat, noix, figues séchées mais aussi chocolat, amandes, pistaches sont très prisés par les gourmands… Pendant la soirée, un plat appelé «Cherchem» est servi, une sorte de purée de blé mélangée aux pois chiches et aux fèves, bouillis à l'eau. Les Algérois consacrent, eux aussi, des rituels et des traditions pour cette journée très spéciale. On retrouve dans les marchés de Ali Melah, de la place des Martyrs et autres exposées des friandises, des mélanges de cacahuètes, noix, pistaches, amandes… que chaque famille préfère acheter selon le nombre des personnes. A la maison, toutes ces friandises sont placées dans une grande «Jefna» et l'on y fait asseoir un bébé, une tradition connue depuis des siècles à Alger et quelques régions très proches comme Tipaza, Blida, Boumerdès… En Kabylie, les familles s'apprêtent à accueillir le nouvel an, loin de tout chahut officiel. Au menu, un bon couscous à savourer près de la cheminée et quelques légendes à relater. Le citoyen de toutes les régions de Kabylie ressent un bonheur particulier en célébrant cette date qui fait partie de son identité. En Haute et en Basse Kabylie, les préparatifs commencent quelques jours avant. On prépare tous les aliments essentiels pour garantir une typique saveur au repas de Yennayer. Les denrées principales sont les pois chiches trempés la veille et des lentilles. Pour les légumes, il est généralement conseillé des courgettes, des navets... Au fin-fond du Sahara, pour les Touareg sédentaires, la danse de la sbeiba est organisée pour accueillir cette nouvelle année. C'est une danse dont les chorégraphies dessinent la succession des saisons, accompagnées de textes chantés et puisés dans le répertoire targui. Les Touareg nomades célèbrent le nouvel an ou «tafaski» en Tamacheq par le Tindi, en interprétant des danses et des chants en relation avec la terre et la chronologie du nomadisme. Yennayer symbolise la durée, et c'est souvent l'occasion d'y assembler des événements familiaux. Dans certaines régions, on dit que l'enfant est tel un arbre, une fois débarrassé des mauvaises attirances, il poussera plus fort, pour cela on fait la première coupe de cheveux aux petits garçons. En ce qui concerne les filles, elles s'amusent à marier leurs poupées, une pratique qui convoque Tislit n'Wenzar, le rite de la pluie. Le mot «anzar» qui signifie pluie n'est plus utilisé en kabyle que dans cette expression, mais il est encore d'un emploi courant dans les dialectes marocains. En Kabylie, le rite d'Anzar est le fait exclusif des femmes. Dès que la sécheresse s'installe, les femmes se réunissent et sous la direction d'une vieille femme, elles choisissent une jeune fille, la plus belle et l'habillent en mariée. On la fait monter sur un âne, et le cortège, suivi par les enfants, part quêter de la nourriture. D'autres traditions, telle l'initiation agricole où on envoie les enfants aux champs afin de cueillir eux-mêmes les fruits et légumes. Ainsi, pour souhaiter une nouvelle année plus riche et chanceuse, Yennayer est marqué par quelques actes de purification. Dans l'anti-Atlas, au petit jour de Yennayer, la maîtresse de maison nettoie tous les angles de la maison, en y saupoudrant ibsis, un mélange de farine, huile et sel. Ensuite, elle dépoussière toutes les pièces pour chasser «tamàart n gar aseggwas», l'épouse de la mauvaise année qui n'est autre que tamara la «misère» qui est un mot à éviter ce jour-là. Le sacrifice d'un animal est de rigueur, figurant l'expulsion des forces et des esprits maléfiques mais aussi notant ses qualités prophylactiques. On implore alors les forces divines pour assurer une saison culturale féconde. Au cours de la fête de Yennayer, on y contribue des personnages telle teryel (tamza, ogresse en rifain) ou aâdjouzet Yennayer (la Vieille de janvier) en arabe. On menace les enfants qui repoussent le manger d'appeler cette dernière et remplira leur ventre de paille… Après le copieux repas de Yennayer, la maîtresse de maison mettait autrefois un peu de nourriture dans la meule domestique (tasirt) et dans le foyer au feu (kanun) pour embaumer de bénédictions ces objets essentiels dans la vie rurale (Aurès, Kabylie et Oranie). Ceci dit «Yennayer» représente une journée spéciale pour les Algériens. Cependant, la plupart la fêtent avec cette certitude que c'est une journée qui représente notre histoire, nos ancêtres, nos origines… et que cela symbolise une fierté d'avoir une célébration berbère parmi toutes les fêtes qu'on célèbre pendant l'année.

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