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Un 11 septembre de plus
Publié dans La Nouvelle République le 24 - 09 - 2012

Quand une date symbolise un fait historique sans cesse réitéré, on est en droit de se poser maintes questions. 2012 nous apporte donc son 11/9 avec la mort en prime. Ce qui ne va pas sans dire que plusieurs observateurs trouvent cela «du déjà vu»... qui arrange les Américains.
En 2001, ces derniers se sont lancés unilatéralement à l'assaut de l'Afghanistan avant de passer en Irak. La récession qui s'en est suivie avait finalement profité aux multinationales américaines. Certains observateurs pensent que l'attaque du consulat de Benghazi n'est pas aussi spontanée qu'on le pense comme l'affirme le site tunisien Webdo : «Elle ne nous paraît pas aussi spontanée que cela. Elle a été précédée le même jour par une manifestation au Caire et suivie, le lendemain, par deux autres, à Tunis et à Alger, dont les auteurs présumés seraient des salafistes. Autrement dit, cela s'est produit dans tous les pays d'Afrique du Nord, autrefois particulièrement tolérants (même si dans certains cas, ils peuvent témoigner leur indignation ou manifester leur colère contre ce genre de provocation gratuite à l'encontre de leurs symboles religieux) et qui apparaissent s'être transformés en « tanière » pour les extrémistes islamistes dont certains sont armés, et donc dangereux pour la stabilité de leurs pays respectifs». «Personne ne peut affirmer l'existence d'une coordination entre les différents assaillants», estime pour sa part l'éditorial d'Al-Quds Al-Arabi. Pour le quotidien panarabe, cette attaque serait le fait d'un groupe appartenant à la nébuleuse d'Al-Qaida destinée à venger la mort du numéro deux de l'organisation, Abou Yahya Al-Libi, tué par un tir de drone américain en juin 2012 au Pakistan. «C'est une erreur de la part du régime libyen de nier la présence d'éléments appartenant à Al-Qaïda en Libye et de rejeter la responsabilité de cette attaque sur les partisans du régime déchu de Kadhafi. Car ces deux mouvements ne poursuivent pas les mêmes objectifs. Al-Qaïda se bat contre les Américains alors que les partisans de Kadhafi cherchent à semer le chaos dans le pays», relève Al-Quds Al-Arabi. Des déclarations de responsables américains vont également dans le sens d'attaques planifiées, en Libye. Les extrémistes se seraient servis de la manifestation contre le film pour faire diversion et s'en prendre au consulat américain avec des armes de petit calibre, mais aussi des lance-roquettes. Conclusion ? Le coup serait donc planifié par Al Qaïda, à l'image de celui du 11 septembre 2001 ? Et pourtant, «on a tort de penser que le terrorisme serait l'instrument des faibles. Comme la plupart des armes meurtrières, le terrorisme est surtout l'arme des puissants. Quand on prétend le contraire, c'est uniquement parce que les puissants contrôlent également les appareils idéologiques et culturels qui permettent que leur terreur passe pour autre chose que de la terreur», disait Noam Chomsky (dans son article «Terrorisme, l'arme des puis- sants», Le Monde Diplomatique, décembre 2001). Dans ce contexte, abonde également l'historien américain Webster G. Tarpley (dans son livre La Terreur fabriquée) : «Le terrorisme moderne est le moyen par lequel les oligarchies mènent contre les peuples une guerre clandestine qu'il serait politiquement impossible de mener ouvertement... Le terrorisme est intrinsèquement une activité contrôlée par une faction du gouvernement, agissant probablement sous l'influence de groupuscules financiers qui sont généralement l'ultime source d'autorité sur notre planète mondialisée». De par ces points de vue, il ressort que depuis le 11 septembre 2001, l'opinion bascule plutôt vers la suspicion que la thèse officielle. Certains sceptiques pensent que les attentats de New York et de Washington(en 2001) constituent probablement l'exemple le plus spectaculaire de terrorisme d'Etat jamais mis sur le compte d'un groupe dissident clandestin. En un temps record, ils ont permis de faire tomber d'innombrables obstacles qui s'opposaient à la mise en place, à l'échelle planétaire et sous contrôle américain, des fondements d'une future dictature plus ou moins librement consentie par une population naïve et docile. Et c'est au nom de la «lutte contre le terrorisme» que les décideurs de la Maison Blanche poursuivent leurs guerres prédatrices. En d'autres termes, la terreur du 11 septembre 2001 semble justifier désormais la terreur de la guerre, n'importe où, n'importe quand, le cas échéant de manière «préventive». Dans ce sens, Obama a déjà mobilisé son armada pour la conquête de la Libye. Il y a quelques mois, certaines sources avaient déjà évoqué un éventuel débarquement, à Benghazi, de 12.000 soldats américains stationnés à Malte. Maintenant, Obama annonce le débarquement de 50 Marines spécialisés dans le domaine sécuritaire. Enfin, faudrait-il se demander si l'attaque meurtrière de Benghazi est vraiment due à la diffusion d'un film (L'innocence des musulmans) insultant l'Islam et notre Prophète (QSSSL). Car, si l'on se réfère à certaines sources, le film en question est sorti depuis juin où il n'a eu que 22 000 vues, ce qui est peu en effet. Cela était donc passé jusque-là inaperçu. Pourquoi donc c'est un 11 septembre que le feu est mis aux poudres ?

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