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Quel sera l'impact du lancement d'un nouvel emprunt obligataire sans intérêt ?
Publié dans La Nouvelle République le 02 - 03 - 2017

Le ministre des Finances a annoncé le lancement d'un nouvel emprunt obligataire d'Etat, prévu d'ici le mois de mai prochain, selon l'agence APS, emprunt qui ne sera pas assorti de taux d'intérêt.
Je viens de réaliser entre le 27/28 février 2017 une interview auprès d'un échantillon de 100 personnes en majorité des commerçants fortunés : allez vous placer votre argent en emprunt obligataire à un taux d'intérêt zéro : la réponse a été à 95% négative. Etant inquiet du retour de l'inflation, certains préférant se conformer à la finance islamique qui est le partage équitable des profits. Cela corrobore l'étude menée par l'Institut américain Gallup en 2015 pour le compte de la Banque mondiale et consacrée à la place de la finance islamique dans quatre pays de l'Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie et Egypte) où la finance islamique est loin de bénéficier de la préférence des populations de la région comme on pourrait le penser. La question qui se pose pour l'Algérie, est ce qu'après l'impact mitigé de l'emprunt obligataire passé, le ministère des Finances a-t- il tenu compte de la nouvelle réalité sociologique de l'Algérie? 1.- Quels sont les fondements de la finance islamique ? Apparue en 1975 à Dubaï avec la Dubai Islamic Bank, cette finance impose le respect de plusieurs principes religieux fondamentaux dans l'Islam, selon de nombreux jurisconsultes et théologiens, la finance islamique, en accord avec le droit musulman est fondée sur l'interdiction des transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l'intérêt (ribâ) l'assimilant à l'usure, ou à la spéculation (maysir) insistant sur la responsabilité sociale de l'investissement, liant étroitement la rentabilité financière d'un investissement avec les résultats du projet concret associé, le principe solidaire de l'obligation de partages des profits et des pertes. L'islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l'intérêt (ribâ) ou à la spéculation (maysir). La finance islamique est fondée sur les principes de la loi islamique qui imposent justice, équité et transparence se distinguant ainsi des pratiques financières conventionnelles par une conception différente de la valeur du capital et du travail mettant en avant l'éthique et la morale. Au point de vue des opérations commerciales, les plus courantes sont la Mourabaha ou vente avec bénéfices : l'emprunteur ou la banque achète la marchandise ou le produit au fournisseur à la suite de l'ordre d'un client pour les revendre au même client avec une marge de bénéfice fixée à l'avance. L'Ijara ou commission similaire au crédit bail ou leasing. La banque achète la marchandise ou autres biens, les louant ensuite au client qui devient propriétaire de ces biens quand il a fini de rembourser la somme qui sera échelonnée dans le temps et versée sur un compte épargne, le client payant une location. Le Taajir, location ou leasing signifie que la banque achète les équipements matériaux et les met à la disposition d'un entrepreneur contre une rémunération fixée à l'avance. Le client devient propriétaire de la marchandise ou véhicule au terme du remboursement. Nous avons le Bai Mouajjal ou vente reportée signifiant que la banque achète des équipements/matériaux pour les revendre à terme au co- contractant sur la base d'un contrat à moyen terme souvent pratiqué dans les opérations d'export-import, la banque achetant des marchandises à un importateur pour les revendre à un exportateur. -La Moucharaka est une participation d'une banque au capital d'un projet, chaque partie recevant les bénéfices proportionnellement à son apport. La Moudaraba est un financement de fiducie, qui est une contribution au fonds de roulement, la banque participant à un projet par une injection de capital. Selon les données de l'OMC, la valeur en dollars courants des exportations mondiales de marchandises bine qu'ayant diminué de 14% en 2015, représente 16 000 milliards de dollars. Que représente le montant par rapport à la Chine qui en 2016, les réserves de changes, malgré un recul de 320 milliards de dollars dispose de 3 011 milliards de dollars, les plus importantes réserves de change du monde. Enfin il faut se méfier d'un indicateur monétaire global car selon le Global Wealth Report du Credit Suisse Research Institute, les trois quarts de la population adulte mondiale occupent l'échelon inférieur de la pyramide des richesses. Les 3,5 milliards d'adultes dont la fortune est inférieure à 10 000 dollars représentent 2,4% de la richesse mondiale. En revanche, les 33 millions de millionnaires représentent moins de 1% de la population adulte, mais possèdent 46% de la fortune des ménages. Où se situent ces avoirs de la finance islamique ? L'Iran détient environ 40% des avoirs des banques islamiques, l'Arabie saoudite 12% et la Malaisie 10%. Globalement, les banques islamiques sont situées à 60% dans le Golfe persique, à 20% en Asie du Sud et à 20% dans le reste du monde. Les banques islamiques ont su éviter les pires conséquences de la crise financière de 2008 parce qu'elles n'étaient pas exposées aux « subprimes » et aux créances toxiques et qu'elles ont maintenu un lien fort avec l'économie réelle». -Deuxièmement, rétablir la confiance supposant un Etat de Droit et une bonne gouvernance. (A suivre) Dr Abderrahmane Mebtoul, professeur des universités, expert international

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