L'Autorité palestinienne a rappelé dimanche son ambassadeur au Brésil, en signe de protestation contre l'inauguration du bureau diplomatique du Brésil à El-Qods, a annoncé, dans un communiqué, le ministère palestinien des Affaires étrangères. Le communiqué a souligné qu'il condamnait la décision du Brésil, qui représente «une violation flagrante de la légitimité et des décisions de la communauté internationale». «Cette mesure constitue une agression directe contre le peuple palestinien et ses droits», a-t-il ajouté. «Cette décision représente une réponse positive aux pressions américano-israéliennes visant à perpétuer l'occupation, la colonisation et la judaïsation d'El-Qods occupée, à l'annexer et à y imposer de force les lois israéliennes», a indiqué le communiqué. Le ministère a également déclaré que les dirigeants palestiniens étaient en train de consulter divers Etats arabes dans le but d'adopter une «position unifiée face à l'attitude de certains pays». La ville d'El-Qods est une partie indivisible des territoires palestiniens occupés en 1967, dont elle ne pourra en aucun cas être séparée, a souligné le communiqué. Les décisions du gouvernement américain, d'Israël et des pays qui coopèrent avec eux ne suffiront jamais à légitimer l'occupation d'El-Qods-Est, a-t-il ajouté. Un peu plus tôt dimanche, le Brésil a annoncé qu'il avait ouvert un bureau diplomatique à El-Qods, qui fonctionnera comme une branche de son ambassade à Tel-Aviv. Récentes décisions de l'administration américaine : «Un sabotage de l'initiative arabe de paix» Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a affirmé, dimanche à Tunis, que les récentes décisions de l'administration américaine concernant la Palestine constituaient «un sabotage de l'initiative arabe de paix». «Les décisions prises récemment par l'actuelle administration américaine constituent un sabotage de l'initiative arabe de paix et un revirement radical des positions des administrations américaines successives vis-à-vis du conflit israélo-palestinien», a fait savoir M. Abbas dans son allocution aux travaux du 30e sommet arabe. Les Etats-Unis d'Amérique «ont mis fin, à travers leurs décisions, à leur rôle dans la proposition d'un plan de paix où à leur rôle de médiateur dans le processus de paix», a indiqué M. Abbas. «Nous ne pouvons accepter un plan de paix qui ne respecte pas les fondements et les références du processus de paix, ni la légalité internationale, car il est impératif de mettre un terme à l'occupation israélienne et d'aboutir à la liberté et à l'indépendance». «La poursuite par Israël de sa politique discriminatoire et raciste, tout en continuant à agir comme un Etat qui est au-dessus de la loi, est encouragée par l'administration américaine, notamment à travers sa reconnaissance de la ville occupée d'El Qods comme capitale d'Israël et le transfert de son ambassade vers celle-ci, écartant les dossiers relatifs aux colonies, aux réfugiés palestiniens et à l'UNRWA de la table des négociations», a-t-il soutenu.