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La problématique de la bonne gouvernance et l'efficacité des institutions en Afrique (IV)
Finances
Publié dans La Nouvelle République le 14 - 02 - 2010

La réponse est que 65% des Suédois disent «oui, je fais confiance à un autre Suédois». Aux Etats-Unis, presque 54% des Américains disent «oui,je fais confiance aux autres Nord américains. Quand on arrive au Brésil, c'est seulement 8% qui font confiance aux autres Brésiliens. Quand on arrive au Pérou, c'est 6% et les Argentins, entre 1 et 2%. Qu'en est-il pour les pays d'Afrique où le cash prédomine (à titre d'exemple selon les statistiques officielles pour 2009 74% des importations évaluées à plus de 39 milliards de dollars se sont faites en cash en Algérie, et certainement identiques sinon plus dans certains pays d'Afrique), alors que la base de l'économie de marché et de l'Etat de droit comme l'a montré le grand économiste Joseph Schumpeter repose sur deux fondamentaux : le respect du contrat et le crédit américain). Son intégration est fondamentale pour crédibiliser toute action politique. Car, où est la crédibilité d'un Etat et des institutions qui ne contrôlent que 10 à 20% des activités économiques ?
En fait, pour une analyse objective et opérationnelle, on ne peut isoler l'analyse de la sphère informelle du mode de régulation mis en place c'est-à-dire des institutions, et l'extension de la sphère informelle est proportionnelle au poids de la bureaucratie qui tend à fonctionner non pour l'économie et le citoyen mais pour elle-même en tant que pouvoir bureaucratique. Tout cela renvoie aux fondements anthropologiques, car concernant l'Afrique, il y a dans la plupart des cas des équipements anthropologiques intrinsèques qui modèlent le système politique et ses institutions.
Intégration de la sphère informelle et problématique de la bonne gouvernance
Comme l'ont montré les travaux des prix Nobel 2009 suite aux travaux d'autres prix Nobel de D. North et A.Sen, pour qui, il ne peut y avoir de développement sans démocratie réelle et non formelle, pour renverser la tendance, les institutions à mettre en place doivent comprendre des règles formelles c'est-à-dire des règles codifiées au niveau légal (constitution, lois et décrets) et des règles informelles issues de rapports sociaux et de comportement réguliers et continus et qui n'ont pas fait l'objet jusque là d'une législation (routines et habitudes persistantes, coutumes, traditions,sanctions,tabous, croyances mythes), les enquêtes précises montrant que les institutions formelles et institutions informelles vivant dans le même espace et étant donc interdépendant que de nombreuses règles formelles ne sont qu'une validation ex-post de règles informelles issues de la tradition ou de la coutume et réciproquement, une institution formelle peut être prolongée voire modifiée par une institution informelle.
Cependant, l'objectif stratégique tout Etat en ce XXIe siècle outre de tenir compte de certains engagements internationaux (exemple les accords signés pour un accord de libre échange avec l'Europe des pays du Maghreb les ont contraint à adapter leurs législations et de prévoir certaines institutions), pour asseoir des institutions efficaces l'uniformisation des espaces économiques et sociaux loin des actes autoritaires (le dialogue social et politique et toujours le dialogue) faute de quoi, les analyses en termes de gouvernance telle que définies par la banque mondiale ont un sens limité. Je rappelle la définition de la banque mondiale dans sa nouvelle vision : «la gouvernance étant définie comme étant l'ensemble — institutions — par lesquelles le pouvoir s'exerce dans un pays avec pour objectif le bien de tous.
Elle comprend les procédés par lesquels les titulaires du pouvoir sont choisis, contrôlés et remplacés, la capacité du gouvernement à gérer efficacement les ressources et à appliquer des politiques solides et enfin le respect des citoyens et de l'Etat envers les institutions régissant les interactions économiques et sociales intervenants entre eux », distinguant la gouvernance politique comprend la gouvernance d'entreprise. Cela pose la problématique des liens entre la bonne gouvernance et les institutions car l'opérationnalisation de la bonne gouvernance est assuré par les institutions en distinguant : d'une part, les institutions politiques et juridiques qui contribuent à la construction d'un Etat de droit aussi d'assurer l'accès de la population à la justice et à la sécurité, d'autre part, les institutions économiques qui assurent le fonctionnement efficace et efficient de l'activité économique et la gestion optimale des ressources économiques et enfin les institutions sociales et communautaires qui assurent l'amélioration de la qualité de la santé et de l'éducation des populations ainsi que leur consultation et leur participation au processus de développement.
Fait nouveau : depuis la fin du XXe siècle, les institutions internationales et les récents travaux de recherche prennent de plus en plus en compte la révolution dans le système des télécommunications et l'intelligence économique en précisant qu'il faille différencier la conception de la société de l'information plus technicienne et celle de la société du savoir adopté qui prend en compte la dimension de transformation sociale, culturelle, économique, politique et institutionnelle, ainsi qu'une perspective de développement plus diversifiée, en rappelant que les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont constitué le thème central du 14e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) le 30 janvier 2010 à Addis-Abeba où a été mis en relief l'intolérable fracture numérique au détriment de l'Afrique.
C'est que les mutations que connaît l'économie mondiale ont leur équivalent dans le domaine de l'information et de la communication. Elles ont une répercussion fondamentale sur la bonne gouvernance, sur l'urgence du renouveau du mode d'enseignement, sur tous les mécanismes de gestion tant centrale que locale des institutions et des entreprises : passage de l'organisation hiérarchique dite militaire, puis à l'organisation divisionnelle, puis matricielle et récemment à l'organisation en réseaux, ces organisations cohabitant souvent dans un même espace mais avec le déclin des anciennes organisations classiques, s'adaptant aux nouvelles mutations économiques du passage de l'ère de la matérialité du XXe siècle à l'ère de l'immatérialité ère du XXIe siècle.
D'une manière générale, les progrès dans la bonne gouvernance et l'efficacité des institutions sont en rapport avec les réformes dans les pays où les dirigeants politiques, les décideurs, la société civile et le secteur privé considèrent la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption comme des facteurs indispensables à une croissance durable et partagée. Mais en dépit des acquis en matière de gouvernance dans certains pays, d'autres, en nombre égal, ont vu leurs performances se dégrader sur plusieurs aspects de la gouvernance.
Selon Erastus Mwenda, vice président de la commission de l'Union africaine lors du 14e sommet ordinaire des chefs d'Etat dans la capitale éthiopienne, qui a décidé de se doter d'une Commission de lutte contre la corruption, je le cite :«ce n'est pas que la corruption n'existe pas ailleurs dans le monde.
La grande différence, c'est qu'en Afrique, elle plombe le développement et décourage tout investissement porteur… c'est que les ressources gaspillées du fait de la corruption en Afrique atteignent 25% su PIB total du continent soit un manque à gagner de plus de 150 milliards de dollars par an».
(A suivre)


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