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Un secteur qui se meurt (II)
Tourisme à Annaba
Publié dans La Nouvelle République le 30 - 09 - 2010

Ce qui explique que dans la 4e ville d'Algérie, il n'y a pas un seul restaurant classé. La clientèle des gargotes de quartier où en période de vacances se côtoient l'étudiant pauvre et le peintre en bâtiment, l'employé de bureau et la demoiselle de l'administration, la vendeuse et le chômeur, a totalement disparu. La nourriture des fast-foods est immangeable. Qui ira reprocher aux restaurateurs les odeurs nauséabondes qui se dégagent de leur établissement, une vaisselle ébréchée lavée avec une eau noire de saletés, l'absence d'hygiène y compris celle corporelle des préposés au service, des toilettes repoussantes, un accueil froid, une réception glacée, une restauration polluée, des prestations de service et des consommations à des prix indécents ? Et ces cafés et cafétérias qui, l'été, se muent en restaurant sans que leurs gérants ne soient inquiétés. Ces terrasses sur le Cours de la Révolution, espace public de rencontres très prisé par les touristes et les estivants et qui, dépassé 9h, refusent de servir café, lait ou eau de robinet. A ce niveau, rien n'est fait pour assurer la sécurité des consommateurs des agressions et des vols. Quant à la vieille ville qui aurait dû être un lieu d'épanouissement de la culture locale, des us et coutumes des annabis, il n'en reste plus rien. Ses sept portes datant de la période turque ont disparu. En fait, la vieille ville dont les rues et dédalles datent de la période ottomane, s'est transformée en cour des miracles. En un point de chute quotidien des repris de justice, malfrats, truands, recherchés et receleurs pour l'écoulement de tous les objets volés. La prostitution y est également courante. Dans ce quartier le plus ancien de Bouna, Bône Annaba, l'on humera la tragédie permanente du 8 mai 1945, touchera le moiré de la Révolution, sentira les senteurs poivrées des maisonnettes, les remugles de la boue et des égouts. Ce vieux quartier fut aussi un abri des fidaynes qui y trouvaient refuge après une action héroïque contre l'occupant français. Aujourd'hui, y accéder pour se ressourcer au contact des vieilles mosquées Boumarouane et El Bey, de la vieille casbah, Sbaâ Rgoud, le pont des suppliciés, Dar El Kadi et autres lieux d'histoires et de légendes, ou tout simplement pour déguster un bouzelouf bien épicé, équivaut à mettre sa vie en péril ou se faire taillader à coups de couteau ou de sabre à la lame effilée.
Du tourisme à Annaba, il n'y en a plus si ce n'est au travers des prospectus élaborés par la direction en charge de ce secteur. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est pourtant bien présent sur les panneaux publicitaires. Mais pas pour vanter les atouts d'Annaba la ville aux 20 siècles d'histoire, ses vestiges romains, la mosquée de Sidi Brahim, Boumarouane celle d'El Bey et le palais d'été de ce dernier à Oued Bakraât. Ces panneaux placés bien en vue sur les murs des grandes artères, avenues, boulevards, sur les devantures des agences de voyage et les pare-brises des autobus font tous références au tourisme des pays étrangers. A ce jeu, la Tunisie a raflé la mise sans verser un seul centime. «La Tunisie, la destination privilégiée pour vos vacances», est-il écrit sur ses panneaux publicitaires. Ils agressent le regard des Algériens dans leur propre pays. Même la plus belle baie du monde avec ses plages au sabled'or, la basilique Saint Augustin, son histoire, sa naissance à Souk Ahras, la première université d'Afrique qu'il a créée à Madaure, sa spiritualité découverte à Annaba où il a vécu et où il est décédé et où est exposé son cubitus, la splendeur de Séraïdi, la longue histoire de Hippone la royale puis El Bouni, ne semblent pas avoir inspiré nos voyagistes et vendeurs de rêves. Peut-on le leur reprocher dans une ville où l'insécurité empêche tout développement ? Où 48 années après l'indépendance, l'on ne compte que 4 900 lits seulement et où les hôtels classés se comptent sur les doigts d'une seule main. La saison estivale 2010, écourtée de tout le mois d'août pour cause de carême, le secteur du tourisme à Annaba a fait véritablement grise mine. C'est en tous les cas l'avis unanime des hôteliers et restaurateurs de la commune chef-lieu, la plus importante en concentration de sites touristiques, plages, hôtels et restaurants classés ou non. Ainsi, le rush de cet été 2010 enregistré de fin juin jusqu'à la veille de Ramadhan a laissé un goût d'inachevé. Et ce, même si durant cette période, l'on affirme que les chiffres d'affaires des premiers et des seconds ont été meilleurs que ceux de la saison écoulée. Quel que soit leur lieu d'implantation au centre-ville, sur la corniche ou sur les hauteurs de Séraïdi et bien qu'ils aient réduit de 50 % le prix des nuitées, les hôteliers ne s'attendent pas à un nombre plus élevé que d'habitude de clients pour la fin de l'année 2010. Ils argumentent la présence de bandes de délinquants qui écument Annaba. Cependant, hôteliers et restaurateurs attendent avec impatience l'achèvement du projet d'extension de la zone touristique du cap de Garde. Une autoroute à double voie de 8 km y est en cours de réalisation. Elle reliera Ras El Hamra à la plage Oued Bakraât (Djenane El Bey) et le site paradisiaque de l'Edough. Les initiateurs de ce projet appelé à être réceptionné l'été 2011 ont prévu des sites touristiques et des complexes de détente et de loisirs.
(Suite et fin)


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