«Nos exportateurs ne trouvent pas à qui se plaindre», a-t-il regretté faisant allusion au manque de structures en la matière. Selon lui, pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures, il est primordial de mettre en place des outils pour la promotion de ce créneau et de prendre des décisions volontaristes : «Pour booster nos exportations hors hydrocarbures, il faut encourager les PME, et ce, par la prise en charge de décisions simples et précises». Dans le même sillage, il a avancé l'idée de la non-imposition pour encourager l'industrie nationale, à l'instar de la Tunisie qui a décidé des exonérations d'impôts pendant 10 ans au profit des PME. Mohamed Benini, directeur général de l'Agence nationale de la promotion du commerce extérieur (Algex) a, pour sa part, souligné la récurrence de la problématique relative à la diversité de notre économie nationale. M. Benini a précisé qu'en 2008, les exportations hors hydrocarbures se sont élevées à 2 milliards de dollars, regrettant le fait que l'Algérie n'arrive toujours pas à franchir ce seuil. Il a, aussi, soulevé la problématique de la lourdeur de la facture d'importations. En 2008, les importations nationales ont atteint 40 milliards de dollars: «c'est un coût très important par rapport aux normes internationales», estime- t-il. Pour remédier à cette situation, M. Benini considère que faire face à la concurrence à travers la mise à niveau des entreprises est la seule manière pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures. Zaïm Bensaci, président du Conseil national consultatif de la PME a, quant à lui, soulevé la problématique du déséquilibre de la balance commerciale nationale. «La réduction de nos importations ne s'effectuera qu'à travers l'encouragement de la production nationale», préconise t-il. Il a, à ce titre, souligné la désindustrialisation du pays. Preuve à l'appui : aujourd'hui, la part de l'industrie dans le PIB ne dépasse pas 5,5 %. De ce fait, pour la redynamisation de l'industrie nationale, M. Bensaci préconise d'encourager les PME depuis la production jusqu'à l'exportation. La mise à niveau et le soutien de la politique industrielle en constituent les maillons les plus forts. Il a, dans ce contexte, mis l'accent sur la nécessité de se pencher sur le marché de la sous –traitance qui demeure toujours «important». Soulevant l'inefficience du système bancaire national, Tarik Djilali, directeur général de la Cagex (Compagnie algérienne d'assurance et de garantie des exportations), a reconnu que les banques manquent de confiance à l'égard des entreprises exportatrices. De ce fait, «la Cagex a pour mission de donner des garanties aux banques pour couvrir les besoins financiers des entreprises exportatrices», a-t-il fait savoir.