Pour son premier voyage à El-Bahia, le nouvel entraîneur de la JS Kabylie, le Suisse Alain Geiger, a réussi sa toute première victoire à l'extérieur avec sa nouvelle équipe. Ce dernier, qui a entamé ses nouvelles fonctions le lendemain de la rencontre face au CABBA (18e journée), estime que la JSK a un très bon coup à jouer cette saison pour s'adjuger le titre. Agé de 50 ans, Geiger a joué dans plusieurs clubs suisses et français, à Saint-Etienne notamment. L'entraîneur de la JSK possède une riche carrière internationale avec 112 capes au sein de la sélection suisse dont il fut le capitaine. Il a participé à la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis. Par la suite, il a embrassé une carrière d'entraîneur afin d'acquérir l'expérience nécessaire. Il a effectué un court passage au Maroc où il a entraîné la formation de l'Olympique Safi durant la saison 2006-2007. Le technicien suisse, très satisfait de l'accueil des Oranais, nous livre ses impressions. Q.O.: Comment s'est effectué le contact avec la JSK ? Alain Geiger: J'ai été sollicité par la direction du club depuis un bon moment. Après une longue réflexion et aux termes des pourparlers avec le président, nous avons finalisé l'accord. La direction a, par la suite, réglé tous les détails administratifs et j'ai assisté en tant qu'observateur à la rencontre entre le CABBA et la JSK, puis deux jours après, j'ai entamé le travail. Q.O.: Comment avez-vous trouvé cette équipe de la JSK ? A.G.: Je dirai que c'est une équipe pleine de talents. Il y a pas mal de jeunes joueurs qui veulent s'affirmer et qui ont un bon avenir devant eux. Ceci dit, la JSK dispose d'un riche potentiel, ce qui dénote que l'entraîneur qui était en place avant moi a fait du bon boulot. Q.O.: Cela vous rassure donc ? A.G.: C'est avant tout un bon challenge maghrébin pour moi, après le court séjour au Maroc. Maintenant, il est vrai que prendre les destinées d'un club de la dimension de la JSK est rassurant, ceci en prenant en compte sa réputation et ses consécrations africaines. Toutefois, beaucoup de travail nous attend surtout sur le plan psychologique. Car le plus dur, c'est de faire passer le message. Je pense que les joueurs ont des bagages intéressants et surtout une certaine discipline de jeu. Q.O.: Quelle est la durée de votre contrat ? A.G.: Je suis là jusqu'à la fin de la saison. J'ai signé un contrat de cinq mois, puis on verra par la suite. Q.O.: Avez-vous une idée sur le championnat algérien ? A.G.: Non pas trop ! Cela fait trois semaines seulement que je suis là, j'essaye de m'adapter pour apporter mon savoir-faire à cette équipe. En revanche, je connais bien la JSK et je sais que dans le championnat algérien il y a pas mal d'entraîneurs étrangers, ce qui dénote, je pense, son bon niveau. La seule chose dont je suis certain, c'est l'engouement des supporters et la grande place qu'occupe le football dans l'esprit du peuple algérien. La preuve: l'équipe nationale algérienne est qualifiée pour le Mondial. Q.O: Justement, que pensez-vous de l'EN ? A.G.: C'est une équipe jeune et qui a de l'avenir devant elle. Lors de la CAN, elle a laissé une bonne impression. Les Algériens ont les moyens de réaliser un bon parcours en Coupe du monde, car ce sont des professionnels qui veulent marquer leur génération, d'autant plus que l'Algérie retrouve la compétition internationale après une période de disette. Q.O.: Le mot de la fin vous revient A.G.: J'espère être à la hauteur des espérances. Les prochaines rencontres me permettront de connaître davantage le niveau individuel et collectif du groupe, et cela me donnera certainement plus de facilités pour apporter les correctifs nécessaires.