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Avec la notation des banques, la Banque d'Algérie poursuit un agenda «désynchronisé»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 28 - 06 - 2011

La Banque d'Algérie va noter les banques. Souci d'anticipation de leur vulnérabilité. Après le lancement, le mois dernier, de deux indices, l'un qui prévoit l'inflation de cours terme, l'autre qui l'explique, la Banque d'Algérie poursuit son propre agenda de la modernisation. En vase clos. En décalage avec les interpellations des créateurs d'activités.
La Banque d'Algérie a annoncé deux initiatives en un mois. La seconde, la semaine dernière. Les banques commerciales et tous les établissements financiers seront notés. Le gouverneur de l'institution, Mohamed Laksaci, a expliqué que le système de notation de banques qui va démarrer au second semestre de l'année a pour objectif essentiel de préserver la stabilité du système financier, en particulier à «renforcer la capacité de détection précoce de vulnérabilité des banques et établissements financiers» et à «protéger les déposants». C'est le FMI et le Trésor américain qui ont concouru à la formation des jeunes inspecteurs qui produiront ce système de notation. La Banque d'Algérie a présenté à l'ensemble des dirigeants bancaires de la place d'Alger le mois dernier son nouvel indice prévisionnel de l'inflation à court terme et son modèle explicatif de la hausse des prix, réalisé par sa direction des études. Mohamed Laksaci en avait d'ailleurs profité pour décréter que, dans le sillage de l'amendement de loi sur la monnaie et le crédit d'août dernier, la maîtrise de l'inflation devenait la première mission de son institution. Les commentaires étaient alors circonspects. L'agenda de la banque d'Algérie correspond très peu à celui des acteurs financiers et économiques du pays. L'annonce de ce système de notation, sans doute bienvenue, encore plus avant le krach de Khalifa Bank, mais peu en phase avec les priorités de l'heure, ne va pas améliorer le sentiment de désynchronisation de la Banque d'Algérie d'avec les problèmes de l'intermédiation financière dans le pays.
«Un agenda de Wall Street…»
«L'agenda sur lequel travaille la Banque d'Algérie est celui de Wall Street. Il traque les risques complexes de la titrisation excessive et de la vente à découvert. Il n'a pas de sens dans le contexte algérien où le taux d'épargne est l'un des plus élevés du monde, où les entreprises innovantes du privé souffrent d'un phénomène d'éviction du crédit et où la monétique et la bancarisation sont squelettiques» affirme Amine Guerdjou, ancien administrateur de fonds d'investissement en Tunisie, consultant financier international. Cela dit la notation des banques et des établissements financiers est toujours bonne à prendre. «En Algérie, elle n'aura pas de grandes incidences dans le cours terme. La place est binaire. D'un côté les banques publiques. Leur capitalisation et leurs règles prudentielles les feront toujours avoir une bonne notation, même avec des créances douteuses avec le secteur public. De l'autre côté, les filiales et mieux encore, les succursales des banques étrangères implantées dans le pays, seront toujours observées en priorité avec la notation de la maison mère. Le double AA de HSBC pèsera toujours plus que la notation que donnera la Banque d'Algérie à sa succursale algérienne». La notation des banques comptera dans un système de risque, de concurrence et d'acteurs plus ouvert. En attendant, les dirigeants des banques espèrent des réformes qui relancent la machine. Le PDG de HSBC Algérie déclarait l'autre semaine qu'il «sentait bien» l'avènement dès avant la fin de l'année 2011, «d'un marché à terme de devises». Une réforme esquissée déjà par le passé qui permet de réduire les risques de changes, et d'améliorer la disponibilité des devises au profit des opérateurs. Parmi les autres «dépoussiérages» à la Banque d'Algérie souvent appelées du vœu des chefs d'entreprises, la levée de la limitation des exportations de devises en vue de conquérir des actifs à l'étranger. Le président de Cevital, Issad Rebrab, ne rate jamais une occasion pour rappeler que l'expansion de son groupe à l'international est toujours entravée par cette mesure. Sonatrach qui depuis des années paye ses acquisitions à l'étranger avec des créances non perçues sur ses clients, est dans la même situation. Comme si, subitement la mode de la notation déboulait dans le paysage, Cagex a décidé à son tour de noter les entreprises algériennes. Tout comme la notation des banques, c'est utile. Mais cela ne répond pas à l'essentiel.


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