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Ouyahia, Belkhadem, Babès, Sellal… : Spéculations sur le futur Premier ministre
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 14 - 05 - 2012

Que va faire le pouvoir de la «victoire» du FLN qui, avec l'appoint du RND, dispose d'une majorité absolue au parlement rendant inutile «l'alliance présidentielle» étendue aux islamistes du MSP ? Le premier indicateur sera le choix du Premier ministre…
Avec 72 sièges dans un parlement de 462 membres contre 61 élus dans la précédente assemblée populaire qui comptait 389 députés, le Rassemblement national démocratique (RND) d'Ahmed Ouyahia régresse. Théoriquement, cela devrait amener le président de la République à changer de Premier ministre pour prendre acte du résultat des élections ; ou pour essayer d'envoyer un signal à tous ceux qui estiment que l'immobilisme va être la règle. Rien n'oblige le président Bouteflika de mettre fin aux fonctions d'Ouyahia et à se passer d'un Premier ministre qui a assumé les évolutions, souvent brusques et contradictoires, de la politique économique du pays. Bouteflika peut ne pas tenir compte de l'idée qui veut qu'un Premier ministre doit être issu du parti majoritaire à l'assemblée populaire. C'était déjà le cas dans l'APN sortante. Et dans les batailles confuses au sein du FLN, les détracteurs d'Abdelaziz Belkhadem ont souvent argué du fait qu'il est anormal que le Premier ministre ne soit pas issu du parti qui a le plus de siège à l'Assemblée.
UN SIMPLE COLLABORATEUR DU PRESIDENT
En réalité, la fonction de «chef du gouvernement», expression d'une majorité parlementaire qui existait dans la Constitution de février 1989, n'est plus de mise. Le Premier ministre est ramené au rang de collaborateur. Il « met en œuvre le programme du président de la République et coordonne, à cet effet, l'action du Gouvernement ». Le président n'a pas de contrainte légale en matière de choix du Premier ministre. Il peut tout aussi bien le choisir au sein du parti vainqueur, le FLN, qu'ailleurs. Le parlement peut refuser de ne pas approuver le « plan d'action » du Premier ministre qui démissionne, le président nommant un nouveau Premier ministre.
En cas d'un second refus de l'APN, c'est la dissolution qui est prononcée. Une configuration qui paraît d'autant plus improbable que Bouteflika est le «président» du FLN. Bouteflika peut choisir au sein du FLN et il enlèverait ainsi l'argument invoqué contre Belkhadem qui n'a fait qu'avaliser le choix présidentiel. Pour ne pas changer, rien n'interdit à ce que Belkhadem revienne à nouveau au Palais du gouvernement dans le cadre de « l'alternance » formelle qui a existé entre lui et Ouyahia. C'est une hypothèse basse. Le président peut choisir de lancer un « jeune » du FLN dans les fonctions du Premier ministre encore que les personnalités de ce type n'émergent pas vraiment.
LE «VIVIER» DU POUVOIR
Bouteflika pourrait voir ailleurs. Avant l'élection, l'Alliance Verte qui escomptait un très grand résultat, pensait à Amar Ghoul comme Premier ministre, elle doit déchanter. Le MSP est techniquement hors du coup, il lui reste à faire un choix politique: aller dans l'opposition ou accepter de continuer de participer. Mais le Premier ministre sortira probablement du vivier traditionnel du pouvoir. On cite le nom de Mohamed Seghir Babès qui préside actuellement le Conseil national économique et social. Le président du Cnes a été fortement médiatisé sur le thème de la « réforme » dans les volets du dialogue social et la modernisation de la gouvernance locale et nationale. Il pourrait ainsi se retrouver en charge d'un gouvernement qui aura pour mission de réviser la Constitution et donc de traduire les réformes. Il constituerait ainsi un gouvernement de « technocrates » qui aura pour mission d'assurer une transition de deux ans avec une révision de la Constitution comme échéance avant la présidentielle. Certains n'hésitent pas à citer d'autres noms, dont des ministres qui occupent des fonctions « techniques » dans le gouvernement actuel. Dans ce cadre, on évoque aussi le nom d'Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau. L'homme est un éternel candidat au poste du Premier ministre dont le nom est cité à chaque fois que le poste est en jeu. Serait-ce la bonne ? En tout état de cause, la fonction de Premier ministre fortement dévaluée depuis l'arrivée de Bouteflika au pouvoir reste secondaire. Elle le restera si la révision de la Constitution est limitée et ne rétablit pas le parlement dans les prérogatives qui étaient les siennes… dans le texte du 23 février 1989.


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