Le quotidien français Libération a révélé que le chef militaire de Tripoli, Abdel Hakim Belhaj, était le fondateur du GICL, le Groupe islamique combattant de Libye, proche d'al-Qaïda. Le porte-parole militaire de la rébellion du CNT dément tout lien entre l'insurrection et des terroristes mais nombreux sont ceux qui s'inquiètent du rôle de premier plan assumé par des djihadistes. Pour Atmane Tazaghart, spécialiste des réseaux terroristes, les autorités de transition doivent faire très attention car « il va falloir, dit-il, composer avec les djihadistes, même l'Otan, qui avait un moment essayé de minimiser leur présence, reconnaît aujourd'hui qu'ils sont environ 800 et qu'ils forment les milices les plus performantes au sein de la rébellion libyenne. ». Selon Atmane Tazaghart, ce n'est pas par hasard que Belhadj se retrouve aujourd'hui commandant militaire de la région de Tripoli : « Ils se sont imposés dans les opérations militaires contre Kadhafi car ils étaient les mieux armés et les mieux formés ». Ainsi, les autorités de transition n'auront d'autres choix que de composer avec ces éléments extrémistes car ils ont assumé l'encadrement de nombreuses brigades rebelles. Le terroriste corrige son portrait !? Son appartenance à un groupuscule proche d'Al-Qaïda mise en avant depuis peu dans la presse, Abdelhakim Belhadj, chef des rebelles pendant la bataille de Tripoli, tente de changer son image. Devant la caméra d'Al-Jazeera, et avec la complicité de ses journalistes manipulés. Cet islamiste au passé chargé a lu un communiqué dans lequel il assure que le commandement militaire de Tripoli qu'il dirige au nom de la rébellion est soucieux des droits de l'Homme. Des exactions commises par ses troupes, comme par celles restées fidèles à Kadhafi, sont dénoncées par Amnesty international. Alors que es imams appellent à la clémence. Lors des premières prières du vendredi sans Kadhafi à Tripoli, les mosquées étaient pleines contrairement aux semaines précédentes. Les imams ont appelé au calme et à la clémence. «La révolution libyenne est un miracle (...). Dieu a brisé nos chaînes», a lancé Cheikh Wanis Mabrouk, un imam célèbre parmi les rebelles de l'Est pour ses diatribes contre le régime, lors de son premier prêche dans la capitale. Il a dénoncé les tentations de vengeance, de pillage, de désobéissance, de luttes intestines ou de «gloriole». Par ailleurs, Amnesty International a appelé à l'arrêt des tortures et mauvais traitements, pratiqués, selon les témoignages, tant du côté des rebelles que du côté loyaliste.