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La torture pendant la guerre d'Algérie (1954-1962)
Publié dans Réflexion le 31 - 10 - 2011

S'il est une guerre qui mérite vraiment le qualificatif de « SALE », c'est bien la guerre d'Algérie.Ce qualificatif est faible, quand on connaît les horreurs, les crimes monstrueux, les tortures horribles et inhumaines commises au nom de la France sur la population Algérienne, tortures et crimes commis par des généraux, des colonels, et notamment par les parachutistes, tortures et crimes connus et couverts par les gouvernements Français. Personne aujourd'hui ne conteste la réalité de ces tortures.
Mais au cours de cette guerre, tout a été fait pour les cacher, les camoufler et l'opinion publique française a été soumise à un mensonge systématique. On osait parler de « PACIFICATION » mais derrière ce mot usurpé, c'est une politique d'extermination qui était menée. Un général, le général Aussaresses n'a t'il pas eu le culot monstre d'écrire un livre pour tenter de justifier ces crimes, ces tortures ! Voici,quelques témoignages de ces tortures.
Témoignage de Louisette Ighilahriz
Témoignage de Louisette Ighilahriz, militante indépendantiste torturée en 1957 à Alger alors âgée de vingt ans, elle fut atrocement torturée à l'état-major de la 10e division parachutiste du général Mass.Interrogé par "Le Monde", le général Massu, à l'époque investi des pouvoirs de police à Alger, reconnaît que le recours à la torture n'était "pas indispensable" et se déclare favorable à une condamnation officielle de la torture .Si la plupart des anciens acteurs de la guerre entre la France et l'Algérie semblent aujourd'hui admettre l'existence de la torture au long du conflit, ils sont en revanche divisés sur la question de savoir si l'on doit reconnaître ces actes comme une faute dont il faut se repentir ou comme la conséquence inévitable des combats. Les partisans d'une enquête et d'une "repentance" se heurtent au front de tous ceux qui, anciens acteurs engagés de la guerre, présentent la torture comme un "mal nécessaire" et ne sont pas disposés à faire leur mea-culpa face à ces atteintes aux droits de l'homme. Ceux qui rejettent toute idée de repentance ont le soutien de l'extrême droite, dans les rangs de laquelle les nostalgiques de l'Algérie française sont nombreux.
L'aveu des généraux
Le 23 novembre, "Le Monde" publie, en première page, sous le titre : "Torture en Algérie : l'aveu des généraux", les témoignages de deux principaux chefs militaires de la bataille d'Alger en 1957. Dans les entretiens qu'ils accordent au quotidien français, le général Jacques Massu, 92 ans, à l'époque commandant de la 10e division parachutiste et investi des pouvoirs de police, et le général Paul Aussaresses, 82 ans, alors commandant chargé du renseignement, racontent "la torture et les exécutions sommaires». Jamais Paul Aussaresses, note le journal, n'avait été si loin dans la description du système de la torture et des exécutions sommaires. Il précise que les hauts responsables politiques de l'époque étaient "parfaitement au courant". Il confirme les chiffres cités par Paul Teitgen, alors secrétaire général chargé de la police à la préfecture d'Alger : 3'024 personnes disparues parmi 24'000 assignées à résidence. "Je lui faisais signer des assignations à résidence, ce qui permettait d'enfermer les personnes arrêtées dans des camps.
Les regrets du général massu
Nommément mis en cause dans le témoignage de Louisette Ighilahriz, les généraux Massu et Bigeard avaient réagi immédiatement et leurs propos reproduits dans "Le Monde" du 22 juin : tandis que Marcel Bigeard qualifiait de "tissu de mensonges" le récit de la militante algérienne, Jacques Massu allait jusqu'à exprimer des regrets à l'égard de l'emploi de la torture. "Non, la torture n'est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s'en passer, confiait le chef militaire de la bataille d'Alger. Quand je repense à l'Algérie, cela me désole, car cela faisait partie […] d'une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses autrement ".
DOCUMENTS REVELATEURS
Deux documents sont particulièrement révélateurs. Le 1er juillet 1955 - soit un mois et demi avant l'insurrection du Constantinois du 20 août, considérée par de nombreux historiens comme le vrai début de la guerre d'Algérie - un texte contresigné par le ministre de l'intérieur de l'époque, M. Bourgès-Maunoury, et le ministre de la défense nationale, le général Koenig, était diffusé dans tous les régiments français d'Algérie. Cette « instruction n° 11 », qui a recueilli « la pleine adhésion du gouvernement », stipule que « la lutte doit être plus policière que militaire (...) Le feu doit être ouvert sur tout suspect qui tente de s'enfuir (...) Les moyens les plus brutaux doivent être employés sans délai (...) Il faut rechercher le succès par tous les moyens. » Autre découverte de Claire Mauss-Copeaux : un texte du 3 août 1955, signé par le même général Koenig, mais aussi par le ministre de la justice, Robert Schuman. Il précise la conduite à tenir en cas de plaintes faisant suite à « de prétendues infractions » attribuées aux forces de l'ordre : « une action supprimant la responsabilité pénale de ses auteurs (...) [sera suivie] d'un refus d'informer ( ...) Les plaintes devront faire l'objet d'un classement sans suite, dès lors qu'il apparaîtra incontestable que ces faits sont justifiés par les circonstances, la nécessité, ou l'ordre de la loi. » En d'autres termes, le pouvoir civil assurait d'avance aux militaires l'impunité pour les dépassements qu'il exigeait d'eux. Et cela, deux ans avant la « bataille d'Alger », supposée avoir constitué le tournant en matière d'exactions.Il faut lire aussi cette courte note d'un officier de renseignement (OR) du 2e Régiment de chasseurs parachutistes, qui manifeste son inquiétude et son désarroi à ses supérieurs, à la fin de la « bataille d'Alger » : « Aucune note de base n'explique aux OR leur véritable travail ainsi que leurs droits. Les processus d'interrogatoires, indispensables pour la guerre révolutionnaire, expliqués oralement et recommandés par les chefs de service de renseignements, ne font l'objet d'aucune codification écrite », regrette-t-il. En 1958 - peut-être même plus tôt - on rechignait de moins en moins à employer le mot « torture ». Il figure en toutes lettres dans un autre document mis au jour par Claire Mauss-Copeaux.
la généralisation de la torture
Une jeune normalienne, Raphaëlle Branche, a soutenu, sa thèse de doctorat d'histoire intitulée « L'armée et la torture pendant la guerre d'Algérie. Les soldats, leurs chefs et les violences illégales » devant un parterre d'universitaires et de journalistes. Certes la torture policière existait en Algérie avant l'insurrection de 1954, comme en témoigne la mise en garde immédiatement lancée, dès cette date, par François Mauriac. Certes, l'armée y a eu largement recours pendant la « bataille d'Alger », qui fut, en 1957, un « point de non-retour » à cet égard. Mais le passage à une guerre totale correspond, selon la thèse, à l'arrivée à la tête de l'état-major d'Alger du général Salan en décembre 1956. (...) Ainsi, dans les archives d'Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde, Raphaëlle Branche a retrouvé la trace du « gros dossier » qu'il avait transmis en octobre 1956 à Guy Mollet, alors président du Conseil. Lourd des multiples témoignages parvenus au journal.Pour autant, son travail ne fait pas l'impasse sur la réalité des chiffres. Il estime « crédible » le nombre de 108 175 Algériens passés par la ferme Améziane, dans le Constantinois, le plus connu des centres de torture, nombre avancé en 1961 par le journal Vérité-Liberté, en précisant que des personnes ont pu y être internées à plusieurs reprises. A propos d'un témoignage sur la torture par l'électricité - la « gégène » -, la thèse va plus loin en affirmant que « des centaines de milliers d'Algériens ont éprouvé dans leur chair » pareille souffrance.
Jacques Duquesne, condamné à mort par l'OAS
Jacques Duquesne a recueilli, en plein conflit, de nombreuses preuves des "bavures" de l'armée française. La plupart des photographies qui accompagnent son texte ont été prises par des soldats qui y assistaient. Pour la première fois. J'étais en Algérie depuis plusieurs jours, en reportage pour La Croix. J'avais rencontré de multiples personnes de tous bords. Alger était calme: l'armée avait mis à mal une bonne partie de l'organisation du FLN (Front de libération nationale). Mais qui pouvait dialoguer avec des Algériens comprenait bien vite que cette victoire militaire avait été payée d'une défaite politique. Ceux qui osaient parler, même parmi les plus modérés, chuchotaient souvent que les méthodes de la répression les faisaient basculer dans le camp nationaliste. Revenait, obsédante, la question de la torture, et celle des disparitions: des hommes, des femmes parfois, qui avaient été arrêtés et dont on n'avait plus jamais eu de nouvelles, dont les cadavres, pensait-on, étaient jetés à la mer, lestés d'une pierre. 3'000 était le chiffre le plus souvent avancé alors. Jacques Chevallier, le maire d'Alger, me parla même de 5'000.
Des avocats en danger de mort
Il faut ajouter que toutes les interventions d'avocat n'étaient pas aussi efficaces. La plupart du temps, quand une personne était arrêtée, on ignorait par qui, on ne savait pas davantage où elle avait été emmenée (sauf dans la villa Susini de sinistre mémoire, connue de tout le monde), et les chefs militaires eux-mêmes n'auraient pu le dire sans de longues enquêtes: les paras sont des gens formés au travail en petits commandos, assez autonomes, qui ne se croient pas obligés de rendre compte sur l'heure.
La "gégène
La torture le plus souvent pratiquée, un peu partout, fut vite connue sous le nom de "gégène": c'était le passage d'électricité à travers le corps par l'intermédiaire d'électrodes placées parfois dans le sexe des femmes et reliées à un magnéto. On a souvent affirmé que le général Massu était appliquée à lui-même, "pour voir". Je ne peux l'affirmer. Il m'a dit, je m'en souviens, qu'il ne fallait pas exagérer, que ce n'était pas "terrible". D'autres, quoi qu'il en soit, étaient destructrices: absorption forcée de plusieurs litres d'eau à l'aide d'un tuyau de caoutchouc placé dans la bouche, ce qui pouvait entraîner la mort, coups multiples, ongles arrachés, immersion dans une baignoire jusqu'à étouffement, pendaison par les poignets durant des heures, les pointes des pieds frôlant le sol. Celle-ci fut appliquée aussi à des femmes. On n'écrit pas cela aisément. Il y en eut d'autres, plus affreuses.
Le cou tranché, le sexe dans la plaie
Le pouvoir politique, c'est le troisième acteur. Il transfère à l'armée, à Alger, tous les pouvoirs de police. Autrement dit: débrouillez-vous. Une folie. S'attaquer à l'appareil souterrain du FLN est une œuvre policière ardue à laquelle les militaires ne sont pas évidemment préparés. Dans le bulletin ronéotypé "Messages des forces armées", un officier anonyme parle en juillet 1957 de "confusion totale et permanente". Il s'interroge: "A quelles règles se raccrocher? A quelle expérience ? En fonction de quels critères juger ?"Lourde est la responsabilité d'un pouvoir politique désemparé, lâche, qui laisse les exécutants se dépêtrer seuls dans un tel bourbier. La torture, les exécutions sommaires, le pire, Guy Mollet, président du Conseil, le savait; Robert Lacoste, ministre de l'Algérie, le savait; Max Lejeune, secrétaire d'Etat aux Forces armées, le savait; les radicaux Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard, présidents du Conseil en 1957 et 1958, le savaient. L'opposition le savait aussi, comme le démocrate-chrétien Georges Bidault, qui osa pourtant déclarer à la tribune de l'Assemblée qu'il fallait employer en Algérie "tous les moyens, mais seulement les moyens, que l'on pouvait enseigner aux petits enfants des écoles". Tous ces hommes, anciens résistants, perdus, dépassés. Et quand de Gaulle arrivera au pouvoir, la gangrène perdurera en dépit des efforts de l'homme qu'il nommera en Algérie, Paul Delouvrier: les images que "L'Express" publie aujourd'hui datent, il faut le rappeler, de 1959 et 1960..
On torturait par routine - ou par sadisme
Sous la torture, en outre, les gens avouaient n'importe quoi pour échapper, ne serait-ce qu'un instant, à l'insupportable douleur. Mustapha X, dont je parlais, m'a dit après sa libération: "S'ils avaient voulu, je leur aurais dit que j'avais chez moi un sous-marin. Un grand nombre de ces tortures n'avaient d'ailleurs pas pour but la recherche du renseignement immédiat. On torturait par routine - ou par sadisme, sale maladie qui s'attrape vite - des suspects à peine suspects, avant tout interrogatoire. Où on les plaçait dans des postures humiliantes, les femmes surtout, des postures qui n'étaient absolument pas nécessaires pour obtenir de quelconques aveux, la souffrance physique y suffisant amplement.
Né d'un viol collectif de militaires français… J'accuse l'Etat français
Le témoignage de Mohamed Garne est bouleversant, effroyable tant l'évocation rappelle que dès qu'un silence se brise sur cette période de la guerre, ce sont autant de preuves qui se dressent sur le passé colonial de la France. Le cas Mohamed Garne ne pouvait effectivement être unique tant la pratique des viols des militaires français s'était érigé, tout comme la torture, en véritable système de répression contre toute forme de rébellion et de résistance des Algériens. Ce passé colonial sans qu'il soit transcrit directement, occupe le cadre pour en constituer en quelque sorte, le personnage central. La vie de Mohamed Garne, son histoire, les péripéties et les souffrances et les blessures des autres, le sacrifice et l'héroïsme de sa mère, l'inconsolable mère qu'il a retrouvé 28 ans après sa naissance, réfugiée dans un cimetière pour fuir son passé et fuir l'ingratitude des siens et la méchanceté des autres. Il a eu ce courage et cette force d'aller de l'avant pour chercher la vérité et de l'affronter aussi hideuse soit-elle pour se libérer d'un poids, de sa souffrance.
" Le commandant O" : "J'en ai tué 24"
L'armée française a systématiquement pratiqué l'assassinat et la torture sur ses adversaires. Un débat public à ce sujet est en cours en France depuis des mois. Dans La Guerre d'Algérie, Yves Courrières parle du "commandant O". Pierre Vidal-Naquet, parle de lui comme étant le chef de file "de ce qu'il faut bien appeler une équipe de tueurs professionnels" et souligne que son nom "ne figurera guère que dans un seul dossier publié."Personnellement, je n'ai jamais torturé, et pourtant, je n'ai pas les mains propres. Il m'est arrivé de capturer des types haut placés au sein du FLN et de me dire : "Celui-là est dangereux pour nous, il faut le tuer" et je l'ai fait, ou je l'ai fait faire, ce qui revient au même."Ce qu'il faut que vous compreniez, car c'est essentiel, c'est que cela ne me faisait pas plaisir. Et si j'ai moi-même procédé à des exécutions sommaires - "J'en ai tué 24", précise-t-il -, c'est que je voulais assumer ce genre de choses, et non pas mouiller quelqu'un d'autre à ma place. C'est d'ailleurs pourquoi je ne veux pas accuser le pouvoir civil de l'époque. Affirmer qu'il nous donnait des ordres dans ce domaine serait faux et, surtout, s'abriter derrière, cela reviendrait à dire que les militaires se déchargent de leurs responsabilités. En mon nom personnel - mais je n'engage que moi -, je refuse cette attitude». En conclusion, le général Aussaresses se dit "contre" toute "repentance", qu'elle vienne de l'Etat français ou qu'elle émane des individus qui, comme lui, pourraient être concernés : "On n'a pas à se repentir.


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