Face à la crise financière liée à la baisse de rente pétrolière, a la dépréciation sans égal du dinar et de la vertigineuse dégradation du pouvoir d'achat, la nouvelle loi des finances de l'année 2018 saura t'elle proposer des alternatives pour relancer l'économie nationale et préserver encore le volet social ou se basera-t-elle encore sur des mesures austères, qui semblent être l'unique voie de recours ? Telles paraissent être les questions que se posent déjà beaucoup d'observateurs. Selon certaines informations relayées par la presse nationale, la loi de finances 2018 risque d'être encore plus restrictive que celle de l'année en cours et tend à imposer de nouvelles mesures sur les budgets de certains ministères, appelés à privilégier l'austérité dans leur fonctionnement. Le dernier mémorandum du ministère des Finances adressé aux administrations et départements ministériels va dans ce sens, il est si explicite et plaide clairement pour la réduction des prétentions budgétaires pour l'année prochaine et opte pour moins de dépenses publiques. Le ministère des Finances souligne a ce sujet que les baisses concernent notamment les mobiliers de bureau, le parc automobile, les services et toutes ces autres réceptions, sans parler des budgets de fonctionnement et d'équipement qui doivent encore baisser pour la seconde année consécutive. Rappelons que de la loi de finances 2017, a vu le budget d'équipement baisser de plus de 12 milliards de dollars. D'autres observateurs craignent également des hausses de certains produits et prestations, dont les carburants et tant d'autres articles et équipements, jugés être des luxes. Alors, qu'en sera-t-il de la politique sociale et des subventions accordées aux produits de base que le gouvernement prévoit de revoir les critères de leur attribution.