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«Nous œuvrons pour une capoeira algérienne»
Publié dans La Voix de l'Oranie le 30 - 07 - 2009

Djamel Djebbar, manager et animateur de l'Ecole de la capoeira de l'Association Tell, présidée par Miloud Hassani, a bien voulu revenir, dans cet entretien, sur sa participation au festival panafricain, sorte de consécration pour sa troupe après plusieurs années de labeur, ce qui constitue pour Sidi Bel-Abbès un point d'honneur d'autant que cette forme d'expression, chez nous, est encore méconnue.
La Voix de l'Oranie: Avoir participé au Panaf, qu'est-ce que cela représente pour vous?
Djamel Djebbar: Cela a été une occasion pour nous de nous exprimer devant toute l'Afrique et montrer notre art surtout que c'est une école qui forme de futurs danseurs. Quoi de plus opportun que de figurer sur la scène algéroise, au cœur d'une immense fête de la jeunesse?
- Comment avez-vous eu l'idée de vous lancer dans cette aventure?
- Les jeunes ont découvert la capoeira dans les cybercafés. A force de regarder les vidéos, ils ont aimé cet art. Et tout est parti de là. On n'avait pas de local, on s'entraînait au bord de l'oued Mekerra. En outre, nos danseur ont de la pratique, ils dansaient le break danse, le rap, le hiphop… ces genres qui ont envahi notre jeunesse. Avec la capoeira, nous avons découvert les racines du rythme africain, et surtout la face noire de ce qu'a été l'esclave et comment ces hommes traités comme des animaux ont pu créer un système de défense pour se protéger. Nous, on a pris le côté artistique qui rappelle la «derdba» et la halqa.
- Cela nous vient du Brésil, n'est-ce pas?
- Le brésil est connu pour son football. En cherchant dans la culture de ce peuple, nous avons décelé un fond extraordinaire de chants, de danse, de gestuelles qui rappellent les «gnawas» avec leurs «karkabous», leurs «goumbri», sans tomber toutefois dans le rituel. Ronaldinho, à titre d'exemple, la pratique depuis toujours. Nous l'avons adapté à l'espace «forja» que nous tentons d'inculquer à nos élèves et même d'inventer une «capoeira algérienne».
- Dans quelles conditions travaillez-vous actuellement?
- Nous nous entraînons à la salle omnisport de Sorecor que dirige Ahmed Zoua, en qui nous trouvons un collaborateur de premier ordre, mettant tout son effort pour que notre école continue son bonhomme chemin. Actuellement, l'école réunit une soixantaine d'élèves venus de toutes les catégories sociales et, je dois dire, que beaucoup de jeunes sont intéressés par ce que nous faisons. Malheureusement, le manque de moyens nous empêche de trop élargir le nombre d'adhérents. Et c'est en ce sens que nous formulons notre vœu en direction des autorités locales pour qu'elles nous viennent en aide. J'espère de tout cœur que cet appel sera entendu.
- Pour revenir au Panaf, qu'avez-vous présenté pour ce grand rendez vous?
- Le spectacle s'intitule «Capoeira d'Algérie», une chorégraphie qui évoque notre histoire de libération à travers les générations de jeunes. C'est une tentative d'aboutir au théâtre mais cela reste tributaire de nos ressources.
- Trouvez-vous un écho chez les gens de la culture?
- Jusqu'à présent notre école fonctionne tant bien que mal mais grâce à ce grand rendez-vous on espère être «autrement bien vu». En tout cas, notre rêve est d'aboutir à installer cet art parmi les arts populaires, lui donner ses lettres de noblesse d'autant qu'il répond à des qualités humaines tels que l'amitié entre les hommes, la fraternité et l'altruisme.


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