C'est décidé, le syndicat des corps communs et ouvriers professionnels de l'éducation appelle à un sit-in de protestation devant le siège du ministère de tutelle, le 14 février prochain. C'est ce qui ressort du communiqué transmis à notre rédaction, document sanctionnant la réunion du bureau National des Corps Communs et Ouvriers Professionnels de l'Education Nationale (SNCCOPEN), tenue vendredi à Oran sous la présidence de Bahari Ali, le numéro 1 du Bureau National. La réunion en question faisait suite à celle organisée par le Conseil National les 27 et 28 décembre dernier à Batna et lors de laquelle il avait été demandé au bureau national de trancher sur la date du mouvement de protestation. Les syndicalistes déplorent de prime-abord le manque de considération affiché à leur égard. Ils ne s'expliquent pas «la lenteur du ministère du Travail» qui ne leur a toujours pas délivré de «récépissé d'enregistrement du dossier de création du dit syndicat», alors que celui-ci a été déposé en 2007. Pour eux, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un «mépris» affiché à leur encontre. Mais ce que les syndicalistes déplorent davantage c'est que cela se passe au moment où cette catégorie de fonctionnaires de l'éducation continue de se débattre dans une «situation lamentable», allant jusqu'à évoquer un deux poids et deux mesures au sein de la famille de l'éduction, «notamment pour ce qui est des rappels, traitements, primes de rendement et indemnités». Les syndicalistes dénoncent également des cas de «répression et exploitation» commis par certains chefs d'établissement et l'administration, soulignant que bien des fonctionnaires ont fait l'objet de «violation de leurs droits» en subissant des pressions diverse dans l'exercice de leur fonction à cause d'un manque d'effectifs dans les établissements, sans pouvoir en parler faute d'être représentés dignement par un syndicat qui leur est propre. C'est donc pour ces raisons, entre autres, et parce que l'appel des syndicalistes n'a pas été entendu malgré les «nombreux appels lancés et correspondances faites», dont une à la présidence de la République, les participant à la réunion d'Oran ont décidé, «à la majorité absolue» d'appeler à un sit-in devant le ministère de tutelle.