La presse nationale parue lundi relève que la campagne électorale pour les législatives du 10 mai, s'est achevée dimanche à minuit dans "l'indifférence et la discrétion", jugeant que les différents partis politiques en lice ont tenu "des promesses irréalistes et farfelues". Le Quotidien d'Oran écrit dans son commentaire que " la campagne électorale pour les législatives a fini comme elle a commencé. De bout en bout, elle a été plombée par l'indifférence affichée des citoyens aux sollicitations partisanes". Pourtant, fait remarquer le commentaire de ce journal, "bien avant que cette campagne électorale ne démarre, les algériens ont été proprement matraqués d'appels à s'investir dans le débat leur suggérant que par ses enjeux le scrutin du 10 mai sera un rendez-vous +existentiel+ pour la nation". De son côté Liberté estime que "la campagne électorale n'ayant pas fait grand bruit, elle s'est arrêtée comme elle a commencé : dans la discrétion". "Malgré leur rejet massif perceptible par la rue, malgré des meetings désertés, malgré leur découragement, des candidats eux même qui, parfois, ne se sont pas surmenés à faire campagne, il y a comme un acharnement à vouloir donner vie à une campagne sans âme", écrit le commentateur du journal. Pour El Watan, à trois jours des élections "la campagne électorale aura été celle des promesses irréalistes et farfelues", relevant qu'à "défaut de programmes économiques clairs, les partis politiques ont multiplié les engagements à ‘tenir', s'ils étaient élus, certains d'entre eux convaincus d'obtenir la majorité lors des élections". Le journal indique que les partis et leurs représentants "s'en sont allés promettre monts et merveilles à des citoyens incrédules, comme si cela faisait partie des prérogatives d'un député de relever le niveau du SNMG (salaire minimum), d'améliorer le pouvoir d'achat ou de distribuer des logements". "Après 21 jours de campagne sans couleurs ni consistance", "l'heure est à la réflexion et au choix des électeurs" titre en Une la Tribune, pour qui la campagne électorale "a pris fin , comme elle a commencé : dans l'indifférence la plus totale". Le même journal estime par ailleurs qu'il est "difficile de faire un pronostic. Ni sur le taux de participation ni sur l'issue du scrutin (...) mais un constat est désormais établi : les Algériens ont boudé une campagne...". "Fin de la campagne électorale. Les candidats à la députation ont épuisé le temps qui leur était imparti pour tenter de convaincre un électorat des plus suspicieux", note pour sa part Le Soir d'Algérie, relevant que les électeurs avaient eu droit à une "véritable surenchère de promesses". "Après trois semaines passées à sillonner les wilayas, à faire des promesses souvent irréalisables, à vanter les mérites de leur programmes, partis politiques et candidats libres doivent attendre le verdict des urnes non sans appréhender l'abstention", écrit encore le journal. "Scrutin ordinaire, contexte extraordinaire", titre en Une Algérie News, qui écrit qu'au "bout de trois semaines d'animation, les 21 millions d'électeurs ne semblent pas plus enthousiastes, noyés dans la cacophonie des 44 partis en lice, dont 21 récemment créés". "Les partis politiques en Algérie ont tenu hier (dimanche), les derniers rassemblements de campagne sans drainer les foules des grands jours en dépit des enjeux lourds pesant sur ce scrutin qui a su se prémunir des ravages du ‘printemps arabes'", juge le même journal. Pour sa part El Khabar indique que la fin de la campagne a révélé "la vraie crise dont souffre l'Algérie", estimant que "l'action politique" s'est "dévalorisée" aux yeux des Algériens. Selon le même quotidien, les trois semaines de campagne électorale se sont déroulées dans une atmosphère "froide", car elle n'a pas réussi à polariser l'attention de la majorité des algériens, relevant par ailleurs que les leaders des partis ont tenus des discours qui n'avait rien avoir "avec celui de l'élite" au point que la campagne s'est muée en "une vente en enchère de promesses". Wakt El Djajaïr estime dans son commentaire que les élections qui auront lieu jeudi prochain représentent "un début et non une fin" que ce soit pour "les partis qui en seront vainqueurs, à qui va échoir la responsabilité de changer l'image du parlement et des politiques auprès du peuple, en concrétisant leur promesses". Quant aux vaincus, le quotidiens estime qu'il leur "revient d'entamer d'autre luttes", en jouant le rôle de "l'opposition, pour prétendre être du côté du peuple".