Un rassemblement de militants d'associations italiennes de solidarité avec le peuple sahraoui sera organisé samedi devant le siège de l'ambassade du Maroc à Rome, pour "condamner la répression" contre la population sahraouie, a-t-on appris jeudi auprès des organisateurs. Ce rassemblement est prévu à l'ocasion d'une "journée nationale de mobilisation" des associations amies du peuple sahraoui, pour "dénoncer et condamner la terrible répression par l'armée et les forces de sécurité marocaines dans les territoires occupés du Sahara occidental", a-t-on expliqué. La journée nationale qui "coincide ave la journée internaionale de l'enfant", est organisée à l'initiative de l'association sahraouie "Jaima" de la région d'Emilie-Romagne, qui a lancé un appel à un ressemblement de protestation, a-t-on indiqué. A travers cette manifestation, les participants vont exiger du Maroc de "mettre fin à la répression sans précédent contre la population sahraouie, libérer tous les prisonniers sahraouis encore détenus dans les prisons et fournir des informations sur des centaines de disparus", selon l'appel. Les manifestations appelleront, à cette occasion, au "respect des nombreuses résolutions" du Conseil de sécurité et à "mettre fin à l'occupation militaire" du Sahara occiental, en permettant au peuple sahraoui de "décider librement de son avenir", ajoute le texte. Plusieurs associations de soutien à la lutte du peuple sahraoui, des représentants de partis politiques et des syndicalistes italiens ont déjà confirmé leur participation à ce rassemblement, selon les organisateurs. Deux sit-in de protestation contre la répression exercée et les violations des droits de l'homme au Sahara occidental ont été tenus respectivement à Rome et à Florence, la semaine dernière. Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. Il est considéré comme territoire non-autonome par l'ONU depuis 1966. Le Conseil de sécurité avait demandé, dans sa dernière résolution (1871), au Maroc et au Front Polisario de poursuivre les négociations sous les auspices du secrétaire général de l'ONU, "sans conditions préalables et de bonne foi", en vue de parvenir à une "solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental.