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L'homme qui en savait trop ?
Publié dans El Watan le 06 - 08 - 2018

Dans une déclaration au quotidien Liberté, maître Saïd Younsi, l'avocat de Kamel Chikhi, dit «Le boucher», principal accusé dans l'affaire de la saisie de 701 kilos de cocaïne, le 29 mai dernier, au port d'Oran, a confirmé que la demande introduite le 15 juillet dernier par la défense auprès du tribunal pour auditionner l'ancien Directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, suite au gros pavé qu'il avait lancé dans la mare de ce scandale qui a ébranlé le pays, est toujours pendante au niveau de la chambre du tribunal spécialisé d'Alger.
L'ancien DGSN avait, rappelle-t-on, avoué, avec fracas devant la presse, détenir des dossiers sur le scandale de la cocaïne saisie, en s'engageant à les remettre à la justice, tout en reconnaissant, par ailleurs, l'existence de dérapages dans l'enquête préliminaire.
Alors que l'on s'attendait à ce que la justice s'autosaisisse, séance tenante, suite à ces révélations fracassantes qui, le moins que l'on puisse dire, sont inédites, voire teintées de défiance rapportées au niveau de responsabilité qui fut la sienne, la justice n'a pas montré le moindre signe d'empressement à entendre l'auteur de ce brûlot.
Chose d'autant plus étonnante encore, qui ne justifie pas la froideur avec laquelle les propos de l'ancien chef de la police sont accueillis, c'est que le général-major Hamel s'était exprimé alors en tant qu'officier auxiliaire de la justice de par ses anciennes fonctions à la tête de la DGSN et, qu'à ce titre, il avait engagé non seulement le corps de la police mais aussi l'institution judiciaire.
La gravité des propos tenus sur la conduite de l'enquête préliminaire confiée à la gendarmerie et les informations en lien avec le dossier de la cocaïne qu'il affirme détenir auraient, selon toute logique, dû faire de ce témoin, qui a affiché publiquement sa disponibilité à collaborer pleinement avec la justice, une des pièces maîtresses de la conduite de l'enquête judiciaire.
L'opinion nationale et internationale qui suivent de près cette affaire, qui a placé l'Algérie sous les projecteurs des organes de la lutte contre les stupéfiants, ont du mal à comprendre et à s'expliquer les atermoiements et les hésitations de la justice algérienne à entendre l'ancien chef de la police.
En effet, après le principal accusé Kamel «Le boucher», le général-major Hamel aurait dû logiquement figurer en pole position sur la liste des personnes convoquées à un titre ou à un autre par la justice. Il ne s'agit ni d'un témoin ordinaire ni de témoignages accessoires pour que la justice ne réagisse pas avec célérité en vue d'entendre leur auteur.
Alors que les principaux inculpés ont commencé à être entendus par le magistrat instructeur, plus les jours passent, la non-convocation de l'ancien patron de la DGSN ou la banalisation de son témoignage devant la justice que laisse suggérer un agenda des auditions qui ne l'inscrit pas, selon toute apparence, au registre de l'urgence, ne feront qu'entacher la crédibilité de l'action judiciaire. Et en amont, la volonté politique exprimée par la voix du ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, de frapper d'une main de fer tous ceux qui sont mêlés de près ou de loin à ce scandale.
Le général-major Hamel passe déjà au sein de l'opinion pour l'homme qui en savait trop. Une posture qui conforte la thèse qui avait circulé autour de son limogeage et selon laquelle son éviction serait liée au séisme provoqué au sein de l'establishment politique par ses déclarations.


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