Une «nouvelle» décharge à Bizard Délaissée, une parcelle de terrain d'environ 200 m2 qui appartiendrait à l'administration du registre du commerce depuis 1993 fait, le moins que l'on puisse dire, pitié. Livrée aux aléas du temps et aux incivilités des passants, la parcelle faisant face au square de la cité Bizard, fait actuellement office de dépotoir et de vespasienne à ciel ouvert. La situation d'un terrain pouvant abriter un équipement d'utilité publique n'offusque personne, au grand dam des riverains indisposés par l'indifférence des uns et les «profanations» des autres. Les trémies dans le noir L'entretien des deux trémies de la ville laisse à désirer. On ne s'occupe de ces deux souterrains qu'à la veille d'une importante visite officielle mobilisant, faut-il le rappeler, une armée de travailleurs de la commune. Plongés dans le noir depuis des lustres, les deux «tunnels», passages obligés de milliers de voitures, attendent non seulement un lifting notamment au niveau de la trémie de Bouarroua — véritable tamis, mais des lampes LED devant éclairer les «galeries», oubliées.
Route défoncée Ayant pourtant coûté les yeux de la tête à la collectivité, des routes récemment réhabilitées sont une nouvelle fois «trouées». A travers un silence assourdissant, le maitre d'ouvrage, n'étant autre que la commune de Sétif, laisse faire. Les exemples de l'argent parti en fumée ne manquent pas. Retapée dernièrement à coups de millions de dinars, la chaussée de l'avenue Mokhtar Arribi est «balafrée» non loin du stade du 8 mai 1945. Le boulevard du Maqam Echahid est gercé à proximité de l'hôtel Nova. L'inertie des responsables de la ville pousse un riverain à défoncer la chaussée d'un coin de la cité Bizard (non loin du souk Abacha). Dire que la rénovation de ce tronçon est récente. Elle ne dépasse pas les quatre mois. Avaloirs défectueux L'installation dans les normes des avaloirs est l'autre talon d'Achille de la ville de Sétif, où de nombreux avaloirs et regards défectueux présentent un véritable danger pour les usagers de la route. Ne datant pas d'hier, le problème faisant du surplace abime un peu plus l'environnement immédiat. Soulignons par ailleurs que la question du curage et du nettoyage des avaloirs et des réseaux pluviaux n'est toujours pas à l'ordre du jour de la municipalité. Doit-on attendre des inondations pour réagir ? La question est posée.