Devant une salle Hamada pleine à craquer, le candidat Moussa Touati a stigmatisé sans le nommer le président Bouteflika dont la politique de réconciliation se serait limitée au volet sécuritaire. Il est vrai, dira l'orateur, que depuis 10 ans, nous pouvons veiller jusqu'à l'aube sans être inquiétés, cependant, ajoutera-t-il, cela ne sert à rien si de retour à la maison, un jeune ou un moins jeune ne trouve pas de place pour dormir ni de quoi manger. Mostaganem et Oran De nos correspondants Avoir la sécurité c'est bien, mais il faut également avoir du travail et un logement, ne plus être confronté à une justice à deux vitesses, l'une intransigeante qui condamne les pauvres et l'autre magnanime qui ferme l'œil sur les malversations des riches. Tout en décriant l'usage qui est fait de nos richesses naturelles, qui ne profite qu'à une minorité, l'orateur dénoncera la mauvaise répartition des richesses nationales ainsi que les dépôts effectués au niveau des banques étrangères, allusion directe aux 43 milliards de dinars déposés au niveau du Trésor américain. Parlant de l'agriculture, il dira que cette activité a été marginalisée et que la production agricole était défaillante, alors que les vrais agriculteurs sont exclus du processus de développement. Il plaidera pour une véritable alternance au pouvoir, avec un changement radical des hommes et des mentalités. Soutenant que le peuple aura été gavé de promesses depuis l'indépendance, le candidat dira comprendre que les gens demandent le changement, mais un changement qui doit se faire sans violence et par l'éducation du peuple et des élites. Enfin, il dira sa conviction que seul un retour vers les valeurs de Novembre, avec la participation des enfants du peuple avant le recours aux étrangers, permettra l'édification d'une société juste. Le Front national algérien (FNA) par la voix de son candidat Moussa Touati, candidat à l'élection présidentielle d'avril 2009 prône à partir d'Oran pour un changement radical et un Etat de droit fondé sur la justice où la décision revient au peuple. Dans un discours de 30 minutes à la salle El Feth, le candidat a exposé devant un parterre d'élus, de militants et de sympathisants, notamment des jeunes, les grandes lignes du programme électoral du FNA pour cette présidentielle. Il s'agit surtout de faire sortir le pays de la crise sociale qui lui est néfaste. Le président du FNA a fustigé les différents pouvoirs et aussi les élus des deux Chambres qui, sous la pression, ont voté soi-disant l'enrichissement de la Constitution pour permettre à l'actuel président de se représenter pour un nouveau mandat. L'actuelle Constitution, a-t-il indiqué, qui est à son cinquième amendement, a été conçue, notamment celle de novembre 2008, sur mesure par certains responsables de la haute sphère politique sans l'approbation du peuple. T. K., Yacine Alim