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Changer de stratégie… au mauvais moment
Publié dans El Watan le 26 - 09 - 2009

Tout bon stratège militaire vous le dira : en matière de politique sécuritaire, le pire est de changer de stratégie au mauvais moment. Et même en changeant de stratégie, on doit toujours faire attention à ne pas perdre le contrôle de l'évolution sécuritaire et politique.
La situation sécuritaire en Kabylie - et depuis quelques mois - dans l'est du pays est un bon exemple d'une configuration de perte de contrôle. Parce qu'il s'avère que pendant que les groupes armés changeaient de stratégie passant sous le label d'Al Qaîda, le dispositif sécuritaire subissait de profondes mutations qui ne se sont pas révélées salutaires. Car sinon, comment expliquer les difficultés rencontrées face aux terroristes, alors que l'effectif englobant gendarmes et policiers atteint aujourd'hui 320 000 hommes ! Dans les années 1990, cet effectif ne dépassait pas les 37 000 avec des résultats bien plus probants que ceux des dernières années. De nombreux observateurs évoquent la « démobilisation » des forces de sécurité face aux politiques d'amnistie du président Bouteflika : pourquoi combattre des terroristes qui bénéficieront d'extinction de poursuites ? Mais cette donne n'est pas la seule à expliquer le recul sécuritaire. En 2001-2002, la catastrophique gestion de la colère en Kabylie a précipité le vide sécuritaire dans la région, avec le retrait de la gendarmerie, le ressentiment des habitants contre l'Etat responsable de la mort d'une centaine de jeunes innocents et, graduellement, la prolifération de la criminalité. Terreau idéal pour les terroristes à l'aise dans un contexte où le dispositif sécuritaire avait subi un grand bouleversement. Pire, le dispositif connaissait une mutation dictée par les équilibres du moment. L'armée, traversée par les divisions créées suite au vrai-faux duel Bouteflika-Benflis en 2004, a vu ses grands cadres de la lutte antiterroriste claquer la porte ou partir en retraite.
L'Office national de répression du banditisme (ONRB, créé en 1992), fer de lance antiterroriste, est dissous en 2006. Les BMPJ sont éparpillées à travers le pays et recentrées sur la « criminalité », selon la nouvelle doctrine du patron de la police, Ali Tounsi, qui proclamait en 2002 l'imminence de la fin du terrorisme et la nécessité de se recentrer sur la grande criminalité. C'est également à cette période-là qu'on commence à dénigrer le rôle des patriotes et à évoquer une normalisation des gardes communaux. Et alors que certains services, comme le renseignement, marquent des points en élargissant même leur compétence au cercle régional (traque des djihadistes en partance pour l'Irak et démantèlement des cellules maghrébines d'Al Qaîda), d'autres branches sécuritaires s'embourbent dans des luttes internes, comme le prouve le pathétique aveu d'Ali Tounsi sur l'existence d'un « complot » contre lui et ses services. N'est-ce pas là le « pire » argument évoqué par le plus modeste des stratèges militaires ? Aujourd'hui, on assiste au retour des gendarmes dans une Kabylie en ébullition (plusieurs émeutes ces dernières semaines) : sans annonce, ni explication ni arguments stratégiques. A quoi répondrait un tel redéploiement ? Combler le vide sécuritaire après l'installation timide de la police dans cette région ? Freiner le grand banditisme qui a proliféré ces dernières années ? Imposer un contrôle plus strict de la colère citoyenne à défaut d'apporter des solutions socioéconomiques ? Aucune réponse publique n'est avancée. Change-t-on encore une fois de stratégie sans répondre aux défis du terrain ? La théorie saint-cyrienne est sans appel : on ne change pas de stratégie au mauvais moment.


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