Les travaux du 9e congrès du FLN ont pris fin dimanche soir. Sans surprise. Le comité central (CC) a été installé non sans fracas. Nombre de congressistes étaient déçus de n'avoir pas pu siéger au sein de cette instance décisionnelle du parti. Au lieu des 321 sièges fixés initialement, le CC finit par avoir 351 membres dont plus de la moitié désignée par le secrétaire général Abdelaziz Belkhadem, réélu pour un deuxième mandat de 5 ans. Pour apaiser les esprits, Abdelaziz Belkhadem fait entrer dans le CC des cadres militants connus pour avoir été corps et âme avec l'ancien secrétaire général, Ali Benflis, destitué en 2004. Parmi eux, l'on peut citer, Abbas Mekhalif, chef du groupe parlementaire FLN de 2002 à 2004. Cette instance compte également tous les ministres FLN. Le CC est l'instance suprême entre les deux congrès. Il élit le SG et choisit le candidat pour l'élection présidentielle. Le SG, quant à lui, est appelé, entre autres, à exécuter les décisions émanant du CC, gérer le bureau politique et donner les orientations aux membres du gouvernement. Le retour aux anciennes appellations (CC, bureau politique et SG) a été bel et bien consacré. Cela tout en gardant le poste de président, créé en 2005 et offert au chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika. Si on le considère comme « président d'honneur », les statuts tels qu'approuvés par le congrès le consacrent pleinement comme président du FLN. L'amalgame semble ainsi délibérément entretenu pour ne pas heurter les sensibilités et les alliances politiques. Surtout que dans sa marche au pouvoir, M. Bouteflika a été soutenu par des partis, associations et autres organisations relevant de divers courants et sensibilités politiques. Elu par le congrès comme le stipule l'article 29 des statuts, le président a le pouvoir de convoquer le congrès ordinaire et extraordinaire comme il peut présider les sessions du CC. Un pouvoir dont ne jouit ni le CC ni le SG. Autrement dit, AbdelaSziz Bouteflika est le président du FLN, comme il était depuis février 2005, date de la tenue du « 8e congrès rassembleur ». D'ailleurs, dans son message adressé aux congressistes et lu vendredi dernier à l'ouverture des travaux, le chef de l'Etat a donné les grandes orientations du parti. « Il n'est d'autre alternative devant le FLN, pour préserver cette place de choix qu'il occupe parmi les forces les plus actives sur la scène nationale, que de demeurer fidèle au serment et de s'armer des moyens d'une dynamique à même de lui permettre une meilleure appréhension des perspectives d'avenir. Il doit pour cela adopter un dialogue honnête et efficient », a-t-il clamé. Il atteste que « le FLN doit s'ouvrir aux générations montantes et à toutes les composantes de la société civile habilitée à prendre en charge les préoccupations du citoyen aussi bien matérielles que morales, culturelles ou de loisirs ». Les statuts ne précisent cependant pas la durée du mandat du président qui semble être à vie.