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« Il faut un plan de relance pour la filière »
Lakhdar Rezzag Bara. PDG de l'entreprise Souf-dattes
Publié dans El Watan le 30 - 03 - 2010

Lakhdar Rezzag Bara est le président-directeur général de l'entreprise Souf-dattes spécialisée dans le conditionnement et l'export de dattes, notamment Deglet Nour. Dans cet entretien, ce professionnel nous parle de la datte algérienne, ses variétés et surtout ses problèmes, car elle peine à se tailler une place sur le marché international, alors que 80 à 85% de la production totale tunisienne – 145 000 tonnes – arrivent sur les étalages de 56 pays.
A quel niveau situez-vous la production nationale actuelle en dattes ?
La production nationale habituelle est de 500 000 à 600 000 t/an. Ces seuils restent tributaires des conditions climatiques. Prenons le cas de la récolte de cette année : malgré la production de 600 000 tonnes, le taux de rebuts se situe entre 60 à 70% dans plusieurs régions.
Avec le volume de production actuellement réalisé, existe-t-il de réelles opportunités qui s'offrent à l'Algérie à l'export ?
Oui, et je pense que seule la filière dattes reste un atout majeur pour toutes opportunités d'exportation depuis notre pays. Mais cette filière continue de connaître une série de contraintes à l'export qui entravent son positionnement sur le marché international, alors que dans les pays voisins, l'exportation se porte beaucoup mieux.
Où se situent les contraintes ?
Les difficultés pèsent en amont et en aval de la filière. En amont, des périmètres irrigués, relativement modernes, ont pu voir le jour depuis une dizaine d'années. Leurs promoteurs restent à court de maîtrise technique et d'expériences, notamment pour la production de dattes de qualité exportable. Certains intrants utilisés demeurent non conformes à la qualité requise par la réglementation des pays importateurs que nous ciblons. Malheureusement, tout reste à faire dans ce domaine. La filière dattes ne dispose d'aucune organisation professionnelle en mesure de permettre toute forme de relance ou de redynamisation du secteur.
Au sein du secteur, nous privilégions les circuits courts : de la production au conditionnement, en vue de réduire les intermédiaires spéculateurs peu favorables aux intérêts des producteurs. Par ailleurs, les circuits courts permettent un gain en temps et en qualité. Malheureusement, il n'existe, à ce jour, aucun réseau de collecte structurée sous forme de centres de collecte de proximité, unique moyen pour pallier les problèmes induits par la dispersion géographique des palmeraies et les distances importantes entre les différents bassins de production.
… Et en aval ?
Le maillon principal dans le process du conditionnement de la datte reste la chaîne de froid. La capacité de volume de froid actuelle demande à être développée et surtout à être mise aux normes du marché de l'export, notamment en matière de dispositifs de traçabilité. A ce jour, les exportateurs de la datte se sont lancés sur fonds propres par le développement de leurs portefeuilles clients sans aucune opportunité de participation à des manifestations commerciales internationales. Est-il possible de continuer ainsi alors que toute démarche export devrait s'inscrire dans un calendrier national soutenu par les services publics en vue de participer aux principaux salons professionnels concernés ? Comment de telles entreprises pourraient-elles participer à un salon international de l'agroalimentaire avec toutes les charges lourdes induites (location de stand, rendez-vous d'affaires, transport de produits…).
Ne pensez-vous pas que malgré leur excellente qualité, les dattes algériennes peinent à être imposées sur le très exigeant marché international ?
Comme d'autres produits exportables, la datte est soumise à une mise à niveau qualité suivant la démarche HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) qui confirme que les produits sont sans danger pour la santé et respectent les normes de salubrité les plus élevées. Pour ce faire, les unités de conditionnement devraient engager des investissements colossaux. Les opérateurs dans la filière devront envisager également de développer « la filière datte biologique » avec toutes les étapes de certification nécessaires. Un tel marché se trouve déjà occupé par les pays voisins.
Dans votre secteur, y a-t-il eu introduction d'un label de qualité ? Peut-on dire que les dattes algériennes sont soumises à l'AOC (Appellation d'origine contrôlée) ?
Nous avons appris que le ministère de l'Agriculture et du Développement rural a procédé à la validation de la demande et d'attribution d'une Indication géographique (IG) de la datte « Deglet Nour de Tolga » au profit de l'Association des producteurs de dattes de 10 communes de la wilaya de Biskra. Nous souhaitons l'extension de cette démarche vers notre secteur à El-Oued qui produit plus de 150 000 t/ an de Deglet Nour.
Tout le monde sait qu'aujourd'hui notre pays a perdu tous les labels de qualité qui existaient avant 1962. Qu'en pensez-vous ?
Je dirais que malgré les efforts considérables déployés au profit de cette filière, je pense aussi qu'il est temps de mettre en place un plan de relance pour la filière dattes en Algérie. En ma qualité de chef d'entreprise de conditionnement et d'exportation de dattes, je pense qu'il s'agit entre autres de créer une cellule de services agricoles par unité d'export, avec des cadres spécialisés et des moyens adaptés qui aura pour mission l'appui à l'organisation et à la production pour la filière export. Il faut également communiquer les exigences du marché international aux producteurs à la recherche de nouvelles parts de marché.


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