Depuis le début du mois de juillet, la wilaya de Bechar étouffe sous la chaleur accablante qui dépasse les 43° à l'ombre et même qu'en certaines journées, elle frôle les 45 et 46°. Aucun signe de retour à la normale n'est, cependant, perceptible et la tendance reste toujours à la hausse. La persistance inhabituelle de cette chaleur suscite bien des interrogations car jamais, du moins pour ceux qui s'en souviennent, cette vague n'a atteint un degré aussi culminent et insupportable. De jour comme de nuit, les gens ruissellent de sueurs et cette situation s'est aggravée par des coupures répétées et inopinées d'électricité. L'angoisse des interruptions du courant électrique hante les esprits, au moment où les gens se retranchent chez eux. Les chutes de tension, autre désagrément qui intervient inopinément, font aussi craindre le pire chez les abonnés de la Sonelgaz, notamment, pour les éventuelles mise en service des appareils de réfrigération et de climatisation. Psychologiquement, cela a induit des tensions dans les rapports sociaux. En effet, la nervosité est perceptible et l'irascibilité s'exprime, souvent, par des gestes ou des paroles fâcheuses. Ainsi, la chaleur suffocante ne semble accorder aucun répit à la région et la petite brise de fraîcheur habituelle, qui venait adoucir les nuits du mois de juillet, n'est plus au rendez-vous cette année. Dans la journée, c'est une véritable fournaise et la chaleur dissuade les plus hardis à circuler dans les rues au-delà de midi. Heure où les gens commencent à se terrer chez eux pour n'en sortir qu'à partir de 17h. Quant aux heures de travails continues des administrations publiques, elles ont démontré leurs limites et même qu'elles sont jugées infécondes sur le plan du rendement et inappropriées sur le plan organisationnel. En effet, en cette période de canicule, les administrations sont vides et la majorité des fonctionnaires se trouve en congé. La vie ne reprend, progressivement qu'à partir de 17h et c'est malheureusement, à ce moment là que les bureaux ferment.