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Des pluies diluviennes isolent des quartiers de la capitale
INTEMPERIES Echasses et fil de fer
Publié dans El Watan le 07 - 11 - 2005

Quelques gouttes de pluie et Alger est bloquée. La rue Hassiba Ben Bouali, Tafourah, Bab El Oued accueillent des centimètres cubes d'eau tombée du ciel pour les conserver. Les crevasses se transforment en flaques d'eau, les nids de poule se déploient sous l'effet de la nature dévastatrice et prennent l'aspect de mares. Ne manquent que les petits canards.
A l'heure où le ciel vidait son liquide, longtemps contenu, les automobilistes, tout juste sortis du lieu de travail, s'ingénient à trouver une parade pour trouver un chemin qui mène à la maison. Un chemin non bloqué par la circulation. Une route non fermée pour cause d'inondation. Quand on habite Bab El Oued, il faut surmonter la colline d'Alger jusqu'au Télemly pour redescendre en harmonie avec les cascades d'eau en direction de la mer. Les piétons ont prévu le coup : ils ont sorti les bottes. Les femmes se sont mises aux bottes avec semelles compensées. Bientôt la mode des échasses pour ne pas se faire mouiller. Car il ne s'agit plus de protéger les orteils. L'eau monte jusqu'au chevilles. Accusé à tort, le ciel se défend bien depuis vingt quatre heures d'une quelconque responsabilité dans ce cafouillage. Le soleil ressort timidement, comme apeuré d'affronter les foudres des mortels. Car le principal coupable est l'homme. Et même si quelques habitants de Bab El Oued ont cru revivre les événements du 10 novembre 2001, le problème se situait autour des regards et des bouches d'égouts. Comme pourrait dire le cumulus stratus : « Quand on est le 5 novembre, les bouches d'égouts devraient être dégagées des feuilles tombées des arbres et des quelques monceaux de terre emmagasinés autour. » Et que dire des sacs poubelles, qui ne sont plus noirs, mais bleus, blancs ou roses. Une palette de couleurs à la bouche d'un égout. Juste histoire de rendre les poubelles plus attrayantes et l'environnement moins pollué de pétrole. Et deux jours après la fête de l'Aïd, les regards d'égouts sont bloqués de boîtes de jus, d'emballages de makrout, de serviettes en papier, de boîtes en plastique (le miel des gâteaux)... Certains citoyens d'une cité du 1er Mai à Alger ont soulevé hier le grillage des bouches d'égouts pour laisser l'eau de pluie s'engager. Aidé d'un bâton ou d'un fil de fer, on trifouille à l'intérieur pour faire passer la boîte qui bloque le passage de l'eau ou les quelques feuilles amoncelées et formant barrage. Un travail de dernière minute et qui n'appartient pas aux habitants de la cité. Mais c'est soit ça, soit voir l'eau s'infiltrer dans les cages d'escaliers. La Protection civile, intervenue en masse ces dernières 24 heures, a eu à batailler aux quatre coins de la capitale pour puiser l'eau qui inonde les routes. « Des interventions qui auraient pu être évitées si un travail de prévention était mené », fait remarquer M. Medjkane de la Protection civile. Et de continuer : « Heureusement que les pluies n'ont pas duré. » Ces pluies auront tout de même provoqué « l'intervention de la Protection civile dans 8 endroits de la capitale pour travaux d'épuisement des eaux. Un toit d'une habitation de La Casbah s'est effondré et deux carambolages ont causé la mort de deux individus », relève M. Medjkane.

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