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ALGERIE 0- GABON 3
Football Une autre débâcle
Publié dans El Watan le 07 - 09 - 2004

Dimanche à 22h05 au stade du 19 Mai de Annaba, à l'issue d'une rencontre qu'ils avaient dominée de la tête et des pieds, les joueurs gabonais et leur entraîneur brésilien lèvent les bras en signe de joie intense devant un public algérien qui les applaudissait. Ces Gabonais fêtaient leur victoire sur le terrain et leur participation à la dernière séquence d'un film de mise à nu d'un football algérien.
Selon leurs propres propos recueillis à l'issue de la rencontre, ce football avait hanté leur esprit durant des années pour s'avérer être un ballon de baudruche. En Algérie, onze représentants du Gabon, à peine 267 000 m2 et 2 millions d'habitants, ont obtenu le meilleur résultat de l'histoire du football de leur pays sur une formation algérienne vivant toujours sur son passé. Un cinglant 3 à 0 terrassait des Algériens dans une partie synonyme d'un autre scandale pour la Fédération algérienne de football. « Qui vous a dit que je n'ai pas encore goûté aux délices d'une victoire puisque pas plus tard qu'hier, dans le cadre de notre match de préparation, mes joueurs ont vaincu les espoirs algériens au score de 1-0. » Cette affirmation faite sur un ton badin aux journalistes par Robert Waseige, 48 heures avant la rencontre de son équipe face au Gabon, aurait dû être mieux disséquée pour mieux situer le tempérament de cet entraîneur belge à la tête de notre équipe nationale depuis plus de 3 mois. Sous sa férule, la formation algérienne n'a fait que décevoir son public. Waseige a constamment aligné une équipe sans allant, sans vivacité, sans esprit de conquête, avec de nombreuses mésententes entre les joueurs, très brouillonne et désorganisée. Ce dimanche à Annaba, ce fut la débâcle. Les joueurs algériens ont offert à leurs 50 000 supporters présents sur les gradins et tribunes, aux millions d'autres devant leur petit écran, aux spectateurs des pays arabes par le biais de plusieurs chaînes de télévision étrangères, l'image d'un football algérien à genoux. Pourtant, l'avant-veille, la veille et même durant les premières minutes de jeu, on ne donnait pas cher de cette petite équipe gabonaise drivée par Jaïrzinho, l'un des meilleurs joueurs du monde des années 1970. « Nous sommes venus pour nous aguerrir au contact d'une grande équipe comme l'Algérie. Pour des problèmes avec le ministre gabonais des Sports, notre fédération de football a été dissoute et les portes du siège fermées », avait affirmé Jaïrzinho, comme pour dire que son équipe était en Algérie malgré elle et qu'une défaite par la plus petite des marges face aux Algériens ferait son bonheur. Situation d'autant plus plausible au vu du premier quart d'heure au cours duquel les Algériens avec Saïfi, Achiou s'étaient montrés entreprenants. Mais dès la 19', les 50 000 supporters s'apercevront que vaincre le Gabon, avec des Cherrad, Mamouni, Mansouri et Arrache totalement sans ressources physiques et techniques, serait un exploit inconcevable. D'autant que l'Algérie se présentait avec deux arrières centraux en défense, Beloufa et Antar Yahia, face à des Gabonais qui, de l'avis même de leur coach, n'étaient pas venus à Annaba pour prendre des options offensives. Quoique désordonnés, durant le premier quart d'heure, les Algériens s'efforçaient quand même de lancer des incursions dans les buts adverses par l'intermédiaire de Saïfi et Achiou tout en assurant leurs arrières avec Antar Yahia et Beloufa. Il s'agit là des quatre seuls joueurs de toute la formation qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Passée cette période, les choses allaient changer du tout au tout. Et lorsque à la 40' pour des insultes qu'il aurait proférées à l'encontre de l'arbitre central, Cherrad fut invité à rejoindre les vestiaires, il ne restait plus qu'une seule équipe sur le terrain : le Gabon avec son trio infernal Aubamé - Akiré - Mouyouma. Ces trois joueurs furent les pourfendeurs des buts gardés par Benhammou (54', 70', 76'). A l'entame de la seconde mi-temps, l'on n'espérait plus qu'à un seul petit but pour une victoire des Algériens en infériorité numérique, physique, technique et tactique. Neuf minutes après, avec l'ouverture du score par les Gabonais, il ne se trouvait pas beaucoup de monde pour penser que la qualification de l'Algérie pour la Coupe d'Afrique 2006, celle du monde s'étant transformée en utopie, était encore possible. Il n'y avait que Waseige qui pouvait croire en une réaction orgueilleuse de ses protégés. Pour cela, le coach algérien avait procédé à des changements en intégrant à la 46' Ghazi à la place de Mansouri, Daoud Bouabdallah en remplacement de Arrache à la 60' et Bouguèche au lieu et place de Raho à la 75'. Ce n'était apparemment pas suffisant pour supprimer cette timidité offensive qui a caractérisé le jeu des Algériens. Pour preuve, l'incapacité de ces derniers à franchir les 25 m du périmètre adverse et l'ambiance au catastrophisme qui s'était installée tant sur le terrain et le banc des remplaçants que dans les gradins et les tribunes. Ce dimanche au stade du 19 Mai à la fin de la rencontre, une sorte de morosité s'était installée avec des doutes et de sérieuses craintes quant à l'avenir de notre football dans le giron continental sous la gestion de Raouraoua et consorts. Au vu des résultats des autres formations du même groupe, l'Algérie n'a plus aucune possibilité de prétendre à une qualification même aux compétitions finales de la Coupe d'Afrique 2006. Il faut convenir que le tableau actuel n'est pas brillant et que même les plus raisonnables attendaient mieux globalement de nos joueurs. C'est dire qu'il n'y a pas plus de raisons de désespérer qu'il y en avait avant de trop rêver. Avec ce dernier résultat synonyme de catastrophe, les deux nuls et la défaite concédée au Nigeria, le paysage de l'équipe nationale algérienne s'est nettement assombri. Par la grâce d'un entraîneur peu enclin à reconnaître ses fautes et à rendre le tablier, le football algérien a atteint les profondeurs de l'abîme. Il ne bénéficie plus d'un crédit à l'échelle régionale. Du côté des joueurs, on comptait tellement sur leur succès que leur échec fut ressenti lourdement. On croyait en eux pour permettre aux Algériens de séduire l'Afrique qui les boudait depuis des années, ils sont restés à la porte d'entrée avec, entre les mains, une note unanimement accordée : zéro sur toute la ligne.

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