La direction de la distribution du gaz et de l'électricité de Tamanrasset, cible d'actes de vandalisme et d'agressions, semble déterminée à mener une opération afin d'y mettre un terme. Un lourd dossier a été monté en collaboration avec les services de la police d'urbanisme, pour mener rigoureusement et de façon continue une opération de suivi dans les endroits où sont signalées des pannes récurrentes causées par ces délits, notamment dans les quartiers de Tabarkat, In Kouf et Tahaggart, a indiqué le directeur régional de Sonelgaz, lors d'une conférence-débat organisée, lundi, à la maison de la culture Dassine. Tout en affirmant que le dossier est sérieusement pris en charge, il a signalé : «Nous avons intenté plusieurs actions en poursuite judiciaire, car la sécurité du citoyen est mise en péril. Nous avons enregistré jusqu'ici 60 cas de saccage des réseaux électriques ayant généré une perte de 595 millions de dinars.» L'importance des investissements réalisés en matière d'électrification est par conséquent compromise par ces détériorations phénoménales qu'enregistre la région de Tamanrasset, ces derniers mois, en dépit des multiples campagnes de sensibilisation menées. La direction de Sonelgaz continue en effet d'enregistrer «des cas de vol de câbles électriques, particulièrement pendant les travaux de réalisation des réseaux. Par malheur, ce problème n'est pas le moindre, puisque certains habitants vont jusqu'à intégrer des pylônes électriques dans leur demeures sans respecter le couloir de sécurité». Au sujet de l'embellissement de la ville et des travaux de relookage entrepris par la wilaya, le conférencier a informé l'assistance de l'ambitieux projet qui mettra fin aux pylônes électriques, installés sans norme aucune, qui seront remplacés par des câbles souterrains, assurant que «l'étude est achevée à 100% et on attend que le budget de cette opération, qui s'inscrit dans le cadre de l'aménagement urbain de la ville, soit alloué». A une question relative au raccordement des constructions illicites, le directeur de Sonelgaz a rappelé qu'«en application de la loi en vigueur, on est contraints de satisfaire tout demandeur ayant présenté des justifications conformes aux normes ; on n'a pas à effectuer des raccordements dans les cas douteux sans avoir l'avis des services compétents. Nous avons relevé 36 cas de consommations illicites ayant occasionné une perte de l'ordre de 95 millions de dinars. En matière de comptabilité, c'est l'équivalent de la masse salariale de six mois pour le personnel de la direction». Tout en rappelant l'importance de la superficie gérée par son administration (597 000 km2), le conférencier s'est montré satisfait des statistiques réalisées en matière de raccordement au réseau électrique, faisant état de 36 953 abonnés.