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Majorité parlementaire et majorité politique
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Publié dans El Watan le 15 - 12 - 2011

La batterie de lois censées encadrer les réformes politiques soumises à débat et vote du Parlement souffre-t-elle d'un déficit de légitimité ? Le rejet ou les réserves de fond formulées sous différentes formes par plusieurs formations politiques siégeant à l'Assemblée nationale à l'endroit des projets de lois votés, ceux relatifs aux partis politiques, aux associations et à l'information posent en effet une question fondamentale. Celle de savoir si la majorité parlementaire a encore un sens – si tant est qu'elle en ait déjà eu jusqu'ici – quand on analyse le repositionnement des partis siégeant à l'APN et leurs votes respectifs à l'occasion de l'approbation de ces projets de loi.
La majorité politique basée sur un faux consensus avec laquelle a fonctionné depuis le début de cette législature le Parlement – dominé par le triumvirat de l'Alliance présidentielle : le FLN, le RND et le MSP – a fondu avec les ambitions sectaires affichées par chacune de ces formations politiques. Elle est réduite aujourd'hui à une majorité numérique simple, de plus en plus étriquée après la défection du MSP qui a rejoint les rangs de l'opposition. Après avoir ratissé large, au-delà de la majorité parlementaire et présidentielle, en faisant adopter des lois à une large majorité, les partis, qui continuent toujours de se revendiquer, dans la pratique, du projet présidentiel et qui se considèrent toujours liés par la discipline gouvernementale – le FLN et le RND en l'occurrence, qui constituent le socle de l'Alliance présidentielle – se sont tournés vers les indépendants pour faire l'appoint des voix manquantes à la suite des consignes de vote contre les derniers projets de loi données par le MSP à ses députés. Dans une partition bien réglée, le même scénario s'est répété successivement pour les trois projets de loi ayant marqué les débats de l'APN au cours de cette session ; lois supposées booster les réformes politiques en Algérie.
Le gouvernement soumet les textes de loi au Parlement. Un débat s'installe sur fond de divergence pour certains articles, gagnant même les rangs des partis de l'Alliance présidentielle qui ont osé introduire des amendements, dans certains cas, de fond, par rapport aux projets de loi de l'Exécutif dont ils sont pourtant membres avant que ne s'opère la décantation lors du vote. Résultat des courses : on a dans l'ordre, par trois fois la même configuration du vote. Le RND et le FLN votent pour, épaulés par les indépendants. Le MSP vote contre. Le mouvement Ennahda quitte la salle lors du vote. Le Parti des travailleurs (PT) et le Front national algérien (FNA) s'abstiennent. Le RCD, pour sa part, a choisi depuis quelques mois de boycotter les travaux de l'APN. Avec un tel désordre et déchirement qui renseignent sur l'implosion de l'APN en mille morceaux disparates. Il est vrai que tant que l'attelage du RND et du FLN tient encore bon face aux soubresauts qui secouent le pays et qui se sont transposés au Parlement pour sauver les meubles de l'Alliance présidentielle ou ce qu'il en reste et éviter une crise institutionnelle, le Parlement continue de voter les lois suivant le cap fixé par le pouvoir, même si c'est de manière étriqué.
La question se pose de savoir que valent politiquement et, d'une certaine manière, démocratiquement parlant, les lois votées dans un tel climat de contestation et avec le fragile consensus qui caractérise désormais l'APN. Un consensus réduit à deux formations politiques, le FLN et le RND, arrivées au Parlement dans les conditions électorales que l'on sait est un «dislenssus», pour reprendre le mot d'un analyste. C'est la dictature de la majorité. Du coup, ce sont toutes ces lois votées qui sont sujettes à caution. La nouvelle majorité parlementaire resserrée autour du FLN et du RND qui s'est installée de fait à l'APN est amputée de tous ses soutiens politiques et populaires antérieurs, portés par d'autres forces qui avaient joué le rôle de porteurs d'eau et de faire-valoir dont le pouvoir s'est abondamment abreuvé pour asseoir sa rhétorique sur les vertus de la gouvernance consensuelle du pays. Quelle portée et quelle légitimité peuvent alors avoir des lois aussi stratégiques pour le devenir de l'Algérie, qui sont portées à bout de bras par une majorité parlementaire et présidentielle reconfigurée, qui n'est pas assurée de garder son statut de leadership politique si des élections législatives anticipées sont organisées aujourd'hui ?


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