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Engouement pour le roman algérien
Mostaganem. Facultés de lettres
Publié dans El Watan le 05 - 03 - 2006

Mais la présence de notre confrère ne servira que de prétexte aux universitaires mostaganémois pour aborder de nombreux thèmes relatifs à l'écriture, en général, et au texte romanesque, en particulier.
C'est ainsi qu'après une brève présentation de l'auteur de Dix années de solitude et du dernier-né Hogra par le docteur Ahmed Chaâlal, c'est le professeur Méliani Hadj qui sera chargé de l'animation de cette rencontre à laquelle seront conviés, outre les enseignants de la faculté, l'ensemble des étudiants inscrits aux différents magistères en activité à la faculté. D'emblée, le professeur Méliani rappellera que l'université est le lieu privilégié pour abriter de pareils débats, afin de permettre l'émergence d'un esprit critique. En parfait connaisseur de la culture et de la production littéraire nationale, cet universitaire rappellera brièvement le parcours de l'invité. Cette heureuse initiative permettra à la nombreuse assistance de mieux cerner le cheminement pour le moins original de Bouziane Benachour, qui rappellera que son itinéraire commencera d'abord par l'école normale d'instituteurs d'Oran dont il fera partie de la dernière promotion. Tout en soulignant son regret tardif d'avoir remplacé la préparation d'une licence de Français par celle de sociologie, l'auteur de Sentinelle oubliée n'omettra pas de signaler son parcours journalistique, notamment son passage à Algérie Actualité où il reconnaîtra avoir côtoyé les grands à l'image de Djaout, Ameyar, Blidi et Djaâd. C'est également dans les coulisses et sur les planches que l'auteur dramatique fera ses premiers pas de critique. Avouant au passage avoir cédé à l'écriture théâtrale uniquement pour se mettre dans la peau de ceux que ses écrits journalistiques ciblaient pour parfois les pourfendre, sans omettre de les encenser lorsque leur prestation le justifiait. Parlant de son dernier roman Hogra, Bouziane Benachour dira qu'il constitue à la fois la dernière étape d'une trilogie, mais également une rupture avec l'écriture romanesque telle que pratiquée jusque-là. Une apparente contradiction qui fera réagir plusieurs universitaires, dont certains avoueront leur totale ignorance de son œuvre. C'est ainsi qu'un enseignant n'hésitera pas à lui reprocher l'absence totale de réalisme dans ses romans. Une opinion que ne partageront pas d'autres collègues qui rappelleront qu'une œuvre romanesque est d'abord une fiction. De son côté, le conférencier insistera longuement sur la présence d'une trame sociale sur laquelle il s'appuie pour ensuite faire jouer le côté romanesque. Qui est le fruit de sa propre imagination. C'est ainsi, dira-t-il, que les habitants du village de Ghassoul, au sud d'El Bayadh, lui ont donné le prétexte - les restes de chouahada de la guerre de libération réunis par leurs soins comme unique trophée, seront emportés par les eaux en furie de l'oued - pour écrire Sentinelle oubliée qui retrace l'histoire d'une vieille femme de chahid qui n'hésitera pas, à 80 ans, à prendre des cours d'alphabétisation afin d'accéder à l'anatomie humaine sans laquelle elle serait incapable de reconstituer les squelettes éparpillés à travers la rivière. La même démarche sera adoptée dans Dix années de solitude qui s'articulent essentiellement sur le drame vécu par ces jeunes filles enlevées, violées et engrossées par les hordes terroristes, qui finiront dans un insoutenable déchirement. Ce livre, comme le soulignera l'auteur rencontra un succès littéraire et commercial y compris à l'étranger, en raison justement de la narration d'une réalité infâme qui marquera à jamais l'histoire de l'humanité. En guise de conclusion, Hadj Méliani souligne l'opportunité de ce genre de rencontres qui permettent aux auteurs de se faire connaître et qui donnent à l'universitaire les matériaux nécessaires à son épanouissement intellectuel et professionnel. Rappelant au passage que sur les dix-huit universités américaines qui s'intéressent à la littérature post-coloniale, les quelques auteurs algériens - Assia Djebar, Yamina Mokadem, ...- qui y font autorité sont malheureusement totalement en déphasage avec la réalité algérienne. Ce qui donne à la société américaine une lecture biaisée de notre vécu et une méconnaissance totale de la littérature algérienne contemporaine dans toute sa diversité. L'engouement suscité autour de l'œuvre de Benachour Bouziane ne devrait pas s'estomper de sitôt. En effet, le doyen de la faculté nous parlera de l'institutionnalisation prochaine de ce genre de rencontres qui devraient essentiellement profiter aux jeunes universitaires en formation qui y trouveront réponse à leurs préoccupations spirituelles et didactiques.

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